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PRINCIPAUX SYSTÈMES SUR LES FACI'LTÉS 317
mer les lignes et les figures destinées à diriger les actes de la main, parce que ceux-ci ont été remarqués avant les actes de rame: ce sont les conceptions géométriques qu'on a d'abord appelées droites, régulières, parfaites, et par une analogie naturelle que nous avons déjà remarquée S on a donné les mêmes noms à ces conceptions morales qui servent à redresser notre conduite. Dugald Slewart fait observer que, pour exprimer la mémoire, il y a dans les langues un certain nombre de métaphores qui la comparent tour à tour à un magasin, à une planche, à une toile, à une peinture, à une sculpture, à une cire, à une vapeur, à un miroir, etc., et que ces mots ne trompent personne sur la nature de la mémoire, qui n'en est pas moins regardée comme un acte simple et immatériel de l'esprit. Il ajoute que les termes qui expriment les éléments des mathématiques ont eux-mêmes une étymologie matérielle, tels que point, ligne, cube, flexion, progression, et que cependant personne n'entend par ces mots des choses qui puissent se voir ou se toucher -. Il ne faut donc pas arguer de l'étymologie des termes pour en déterminer le sens, et la logique a euraison d'appeler ce genre de raisonnement le sophisme de l'ambiguité des mots.
§ 5. ])u sensualisme tle David Hume.
Le système; qui rapporte toutes nos connaissances à la sensation produit, suivant l'acception qu'on donne à ce dernier terme, deux conséquences différentes. Si l'on entend par sensation la perception, c'est-à-dire la communication de l'àme avec les objets extérieurs matériels, la doctrine de la sensation conduit, comme nous l'avons dit,