‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 177 sur 261 · Voy. plus haut, t. II, liv. VII, ch m · texte numérisé non relu

Voy. plus haut, t. II, liv. VII, ch m

2. Essais philosophiques, trad. par Ch. Huret, p. 290 et 294; Leibniz, Nouveaux essais, liv. III. chap. v% § 5.

au matérialisme, à l'alliéisme et à la morale de l'intérêt; si l'on entend par sensation un acte intérieur qui n'affirme rien sur l'existence externe de son objet, cette doctrine conduit à Vidéalisme, c'est-à-dire à la conclusion que l'âme ne connaît que ses idées, et non des objets extérieurs. Il y a dans VEssai sur l'entendement humain un grand nortibre de phrases qui peuvent se prendre dans cette dernière acception i. Nous avons vu que ce côté avait été aperçu et développé par Berkeley et par David Hume. La sensation n'étant qu'une modification de l'âme ou une idée, et l'âme n'étant en communication qu'avec ses idées, Berkeley trouve en Dieu la cause des idées et supprime les corps. David Hume, plus hardi, retranche Dieu et l'âme, et ne laisse plus que les idées elles-mêmes 2; mais il abandonne bientôt cette interprétation de la doctrine de la sensation, pour s'en tenir à l'acception la plus ordinaire. Avant les idées il admet des impressions, dont les idées ne sont que les copies, et il regarde les impressions comme produites par les sens extérieurs ou les sens internes. Les unes sont déterminées par les objets sensibles, comme les impressions de la vue, de l'ouïe, du toucher; les autres sont de pures affections de l'âme, comme l'amour, la haine, le désir et la volition *. Toute prétendue idée qui ne correspond à aucune impression n'est qu'un mot vide de sens *. L'idée de cause, de pouvoir, de rapport nécessaire, ne correspond à rien de réel hors de l'esprit^, et n'est que l'habitude de voir deux événements se succéder constamment, et l'attente instinctive du second à la vue du premier <»,

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