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lime; il pensa que ces mots expriment de pures conceptions de l'intelligence, 'sans réalité extérieure, n'ayant d'existence que dans l'esprit, et produisit un nouveau conceptualisme, qui ne pouvait avoir plus de succès que l'ancien *, puisqu'il éliminait du nombre des réalités extérieures, non plus seulement les genres ou les qualités générales, mais l'espace, le tempsjla substance et la cause.
§ 2. Les connaissances a posteriori et les connaissances a priori.
Kant commence par distinguer des connaissances qui nous viennent de l'expérience *, et d'autres qui, bien que provoquées par l'expérience, n'en sont cependant pas dérivées ^. Il a été précédé dans celte voie par Platon, Descartes et Leibniz. Ce dernier s'est servi, comme le fait Kant, des mots a posteriori et a priori pour exprimer les connaissances de l'expérience et celles qui ont une autre origine *. « Les connaissances a priori, dit le philosophe de Kœnigsberg, sont nécessaires et universelles; nécessaires, en ce sens que leur contraire implique contradiction; universelles, en cet autre sens que tous les hommes les professent d'une manière uniforme. Toute connaissance nécessaire est universelle ; toute connaissance universelle est nécessaire. C'est à ce double titre que les connaissances a priori se distinguent des connaissances a posteriori ou de l'expérience, lesquelles ne sont ni nécessaires ni universelles, puisque leur contraire n'implique pas contradiction, et que, dans ce dernier