‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 182 sur 261 · Voy. plus haut, t. I, liv. VI, chap. i · texte numérisé non relu

Voy. plus haut, t. I, liv. VI, chap. i

3. Critique de la raison pure, 7» édit., Leipsick 1828 (en allemand), p. 2.

4. Voy. plus haut, t. III, même liv., chap. m, § 7, et Leibniz, Nouveaux essais, liv. IV, chap. x, § 2.

genre, chacun a des connaissances difTérentes ^ » Nous montrerons tout à l'heure que Kant n'a pas saisi le véri^ table caractère des connaissances nécessaires.

§ 3. Jugements analytiques et jugements synthétiques.

Pour mieux faire comprendre la distinction des connaissances o priori et des connaissances a posteriori, Kant divise les jugements en deux classes. Dans la première il place les jugements où l'attribut n'ajoute rien à l'idée exprimée par le sujet, et qui sont tous, dit-il, a priori. Ce sont les propositions que Leibniz appelle identiques, comme par exemple celle-ci : Tout corps est étendu. Kant les nomme jugements analytiques ou explicatifs, parce que l'attribut ne fait ici que décomposer ou expliquer lldée exprimée par le sujet. Dans la seconde classe, il range les jugements où l'attribut ajoute quelque chose à l'idée du sujet, et qui peuvent être a pnori ou a posteriori, comme ces propositions : Le corps est pesant, 7 -j- 5 = 12, tout ce qui arrive a sa cause, etc. Il appelle ces propositions les jugements synthétiques ou extensifs, par opposition aux jugements analytiques ^. Le terme (xtensif n'est pas bien choisi, parce que l'attribut qui ajoute quelque chose au sujet n'en augmente pas l'extension, mais la compréhension ', Le nom de synthèse, est consacré depuis longtemps à la recomposition des objets précédemment analysés, recomposition qui a lieu seulement dans l'enseignement, c'est-à-dire dans la transmission de la vérité ^. C'est un vice dans le langage des sciences que le même terme ait deux sens différents.

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