‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 184 sur 261 · Yo;.-. plus haut, t. II, liv. VI, chap. v · texte numérisé non relu

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PRî>:CIPAUX SYSTEMES SUR LES FACULTÉS S25

telles, à l'exemple de Leibniz, de pures nécessités verbales, des nécessités relatives, si nous pouvons nousex- ' primer ainsi; par exemple, la nécessité que Davus soit Davus et non Œdipus, qu'un bateau soit un bateau et non autre chose ^ en d'autres termes, des nécessités soumises à l'existence d'un Davus et d'un bateau, c'est-àdire des nécessités expérimentales. Les jugements analytiques de Kant ne sont donc pas des connaissances a priori, mais a posteriori.

Quant aux jugements dits extensifs ou synthétiques, ils peuvent être, suivant Kant, soit a posteriori, soit a priori. Les jugements synthétiques a posteriori sont fournis par l'expérience comme par exemple celui-ci : les corps sont pesants. Nous pouvons en effet avoir renfermé plusieurs qualitéssousl'idéedecorpssansy comprendre celle de la pesanteur, et c'est l'expérience qui nous apprend que nous devons joindre cette propriété aux premières.

Les jugements synthétiques a priori dépassent l'expérience. Ce sont : 1° les jugements mathématiques, comme : 7 -f- 3 = 12 ; entre deux points, la ligne droite est le plus court chemin, etc.; 2° les principes de la physique pure, tels que ceux-ci : dans tous les changements du monde sensible, la quantité de matière reste toujours la même; le corps en mouvement ou en repos, persévère éternellement dans l'un et dans l'autre, si aucune force étrangère n'agit sur lui ; l'action et la réaction sont égales, etc. ; 3° les principes métaphysiques, comme par exemple, le monde doit avoir un premier principe '^.

Ce sont les jugements synthétiques a priori qui forment le sujet de l'examen particulier de notre philosophe. Nous accordons que ces jugements ne sont pas des propositions identiques, mais contiennentdes connaissances

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