Critique de la raison jiure, édit. citée, p
réellement marquées du caractère de la nécessité, c'està-dire des connaissances dont les objets ont une existence nécessaire. Nous avons montré que les jugements mathématiques viennent d'une conception idéale * , et que les axiomes métaphysiques sont dus à la perception de l'infini 2. Quant aux principes de la physique pure, nous ferons remarquer qu'ils sont les mêmes que les principes rapportés à la métaphysique. Cette proposition : le monde doit avoir une première cause, est la même que celle-ci : ce qui commence ne peut commencer par sol-même, ni finir par sol-même, ce qui est à présent a toujours été et sera toujours, ou tlentl'exislence d'une force capable de lui donner l'être et de le lui ôler, et qui est elle-même Incréée et ImpérlssaVjle-^ Or ce principe se retrouve sous cette forme : dans tous les changements de ce monde sensible 11 y a un fonds Immuable; ou, en d'autres termes, la quantité de matière reste toujours la même, à moins que Dieu ne la diminue ou ne l'augmente, car de sa nature elle ne peut ni s'augmenter ni se diminuer ; et sous cette forme encore : l'effet produit dans un corps doit y demeurer toujours, à moins qu'une force étrangère ne vienne l'y détruire. C'est toujours le principe que ce qui existe ne peut ni commencer ni finir par soi-même. Les axiomes de la physique pure rentrent donc dans les axiomes de la métaphysique. Il est vrai que certains êtres ont en eux un principe de changement : les hommes ont le pouvoir de vouloir et celui de mouvoir, et par ces facultés ils déterminent des changements dans leur âme et dans leur corps. Mais ils ne se sont pas donné ces facultés ; elles n'ont pas commencé d'être par elles-mêmes, et elle ne cesseront pas d'être par elles-mêmes. Quant aux êtres qui sont regar-