‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 190 sur 261 · GriLiqve de la nuson pure , édit. citée, p. Cl, 62, Gi · texte numérisé non relu

GriLiqve de la nuson pure , édit. citée, p. Cl, 62, Gi

moins une doclrine qu'une critique transcendant aie , puisqu'il n'augmentera pas le nombre de nos connaissances, mais qu'il les rectifiera seulement, et c'est pour ce motif qu'il appelle son livre vue critique de la raison pure ' .

Il ne faut pas chercher dans cette critique une théorie des facultés de Tintelligence. Kant n'a point pensé à en donner une. Il distribue les conceptions transcendantales en trois classes, selon qu'elles accompagnent la faculté sensitive -, l'entendement ^ et la raison *; mais il ne prétend pas exprimer par ces trois mots des facultés simples; au contraire, il n'est pas éloigné de considérer l'entendement comme un composé de plusieurs facultés, et de n'établir entre l'entendement et la raison qu'une différence de degré. « Une maxime logique, dit-il, demande que l'on réduise autant que possible la diversité apparente des facultés, que l'on cherche par la comparaison leur identité cachée, et qu'on examine si l'imagination jointe à la conscience ne serait pas la mémoire, l'esprit le discernement, peut-être même rentendement et la raison ^. » Nous n'aurons donc point à examiner la théorie des facultés de l'intelligence d'après le philosophe de Koenigsberg, mais seulement à considérer si les conceptions qu'il appelle transcendantales, ont vraiment le caractère qu'il exprime par ce mot, c'est-à-dire si elles ne saisissent aucun objet hors de l'esprit, et si la classification qu'il donne de ces conceptions pures satisfait aux règles de la méthode.

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