‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 193 sur 261 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Œuvres philosophiques, édit. Ad G., t. I", p. lit) et suiv.

la faculté de représentation, en tant que nous sommes affectés de cet objet, est la sensation i. L'intuition'-*, qui par le moyen de la sensation se rapporte à l'objet, s'appelle intuition empirique. L'objet indéterminé d'une intuition empirique s'appelle phénomène ^. Ce qui, dans le phénomène, correspond à la sensation, je l'appelle la malûre du phénomène; mais ce qui fait que les éléments divers du phénomène sont ordonnés en de certains rapports, je rappelle la forme du phénomène. Ce par quoi les sensations se coordonnent et se disposent dans une certaine forme ne peut être une sensation. En conséquence, la matière de tout phénomène nous est donnée a 'posteriori; mais la forme des phénomènes doit être préparée pour eux a priori dans l'esprit, et par conséquent elle peut être considérée abstraction faite de toute sensation. J'appelle pure, dans un sens transcendantal, toutes les représentations dans lesquelles il n'y a rien qui appartienne à la sensation. D'après cela la forme pure des intuitions sensitives, dans laquelle les éléments divers des phénomènes se sont représentés en de certains rapports, se trouvera a priori dans l'esprit. Cette forme pure de la faculté sensitive s'appellera elle-même une in/tuYio/i pure '*. Ainsi lorsque je sépare de la représentation d'un corps tout ce qui en est pensé par l'entendement, comme la substance, la force, la divisibilité, et aussi tout ce qui, dans cette représentation, appartient à la sensation, comme l'impénétrabilité, la dureté, la couleur, etc., il me reste encore quelque chose de cette intuition empirique, savoir : l'étendue et la figure. Celles-ci appartiennent à l'intuition pure qui a lieu a priori dans l'intelli' gence, sans aucun objet actuel des sens, c'est-à-dire sans

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