‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 194 sur 261 · Aiischainmg, o Erscheinung · texte numérisé non relu

Aiischainmg, o Erscheinung

4' Reine anschauung.

aucune sensation, comme une pure forme de la faculté

sensitive *. d

« Nous ne pouvons parler, dit-il encore, de Vespace et des objets étendus que du point de vue de notre humanité ; sortons-nous de la condition suhjeclive souslaquelle seule nous pouvons obtenir une intuition extérieure et être affectés par les objets, la représentation de l'espace ne signifie plus rien. Ce prédicat se dit des choses en tant seulement qu'elles nous apparaissent, c'est-à-dire en tant qu'elles sont les objets de la faculté sensitive. La forme constante de cette réceptivité que nous appelons sensitive est une condition nécessaire de tous les rapports sous lesquels les objets extérieurs nous apparaissent; et quand nous faisons abstraction de ces objets, il reste une intuition pure qui prend le nom d'espace. Comme nous ne devons pas transporter les conditions propres de notre faculté sensitive aux choses en elles-mêmes, mais seulement aux phénomènes, nous pouvons bien dire que l'espace appartient aux choses qui nous apparaissent, mais non pas qu'il appartient aux choses en elles-mêmes, soit que ces choses nous apparaissent ou non, soit qu'elles apparaissent à d'autres intelligences que la nôtre. Car nous ne pouvons pas savoir si les intuitions des autres êtres pensants sont soumises aux conditions qui limitent les nôtres et qui sont générales pour notre humanité^.

Nous avons, suivant Kant, une disposition innée à concevoir idéalement l'espace ; cette disposition se manifeste lorsqu'arrivent les sensations. Sans cette disposition, les objets des sensations ne seraient ni liés, ni en rapport les uns avec les autres. C'est donc notre faculté sensitive qui impose l'élendue aux phénomènes extérieurs ; ce n'est pas l'étendue extérieure qui s'impose à notre faculté sen-

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