Ibid.; cil. v
noire volonté ; ici la perception de la cause et de l'effet est une notion expérimentale * , nous supposons par induction dans l'univers une force motrice et une volonté que nous ne percevons pas, et cette croyance est a pnori , puisqu'elle n'attend pas l'expérience pour éclore dans notre esprit ^; de plus, lorsque nous remontons en pensée à l'origine du monde, et que nous portons notre attention sur son avenir le plus éloigné, nous nous affirmons à nous-mêmes que quelque chose a toujours été et sera toujours, non-seulement en tant que substance ou fonds immuable de toutes choses, mais en tant que force capable de produire tous les changements de l'univers ^. 11 y a donc, dans la notion de cause comme dans la notion de substance, une partie expérimentale et une partie a priori; celle-ci affirme seule un objet éternel et nécessaire. La notion du rapport mutuel du tout et des parties est une notion a posteriori, quoiqu'on ait voulu faire un axiome éternel et nécessaire de ce rapport. Nous avons essayé de démontrer que tout ce qui dépasse l'expérience dans ce prétendu axiome, est une vaine tautologie, où il n'y a pas d'autre nécessité que celle de ne pas nous mettre en contradiction avec nous-mêmes * .
Enfin, quant aux catégories de la modalité, l'idée de la possibilité ou de l'existence possible de phénomènes semblables ou analogues à ceux que nous avons perçus dans le passé est bien une croyance a priori , mais ce n'est pas une idée nécessaire. L'idée de la nécessité comprend la perception a priori des choses éternelles et universelles, et la conception des principes de la morale et de la géométrie ; mais l'idée de l'existence