‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 209 sur 261 · Critique de la raison pure, édit citée, p. HO · texte numérisé non relu

Critique de la raison pure, édit citée, p. HO

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dans les malhémaliques, ne fournissent de connaissance qu'autant que ces intuitions pures ; et, par leur intermédiaire, les conceptions pures, s'appliquent à des intuitions empiriques. Ainsi les catégories, par l'intermédiaire de l'intuition, ne nous livrent aucune connaissances que dans leur application possible à l'intuition empirique, c'est-à-dire qu'elles ne servent qu'à la possibilité de la connaissance empirique^. »

On voit que, suivant Kant, la connaissance demande pour se réaliser l'union de l'intuition sensilive et de la conception pure de l'entendement; sans l'intuition, la conception est vide; sans la conception, l'intuition est aveugle^ Les sensations sont éparses et diverses : l'entendement leur donne seul le lien qui les rattache les unes aux autres^ Voilà pourquoi il avance que les catégories seules rendent l'expérience possible. Sans l'idée de l'unité, de la substance, de la cause, etc., qu'apporte l'entendement, il n'y a que des sensations isolées; il ny a pds de connaissance empirique ou d'expérience. L'union de la diversité ne se trouve ni dans l'intuition empirique, ni même dans l'intuition o priori ou pure, c'està-dire dans la conception du temps et de l'espace; elle est le résultat de la spontanéité de l'entendement*. Si l'entendement donne à l'intuition le lien qui lui manque, de son côté, l'intuition donne à l'entendement les objets réels que celui-ci ne peut fournir. Kant reproche à Leibniz et à Locke de n'avoir considéré, l'un que l'entendement, l'autre que la sensation, tandis que les deux facultés sont nécessaires pour nous faire porter des jugements qui aient une valeur objective.

Ainsi l'entendement produit certaines idées, telles que

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