Sexlus, Adv. ph\js.,\.h
d'agir quand il lui plaît, poursuit ou interrompt son acte, le reprend ou le termine et choisit entre les pouvoirs dont elle dispose celui dont il lui convient de faire emploi. Une pareille cause peut être en acte ou simplement en puissance; par conséquent il n'est pas contradictoire de dire qu'elle précède son efîet. Enfin, on distingue dans une telle cause le motif et la volonté. Dans l'exemple de la roue et du tourneur, le mouvement de la roue est le motif du mouvement du tourneur; il n'en est que la cause occasionnelle; mais la cause efficiente, c'est la volonté. Énésidème a donc omis sur quelques points des distinctions nécessaires ; sur d'autres il a voulu savoir ce qui est interdit à notre connaissance, et il a rejeté ce qu'il connaissait, parce qu'il ne pouvait pas tout connaître.
Aux motifs de doute qui sont pris de la nature du sujet connaissant, les pyrrhoniens ajoutent des raisons qui tiennent à la condition de l'objet à connaître. Ils trouvent dans celui-ci quelques obscurités dont les unes sont réelles, et dont les autres nous paraissent imaginaires. « Le composant, disent-ils, doit être de la même nature que le composé; or, comment l'addition de plusieurs parties formerait-elle une chose différente des parties, c'est-à-dire un tout' ? > Nous répondrons, que le tout diffère de la partie sans douie, mais qu'il ne diffère pas de la somme de toutes les parties. Ainsi de ce qu'une partie n'est pas le tout, il n'en résulte pas que la somme des parties ne le soit pas non plus« u Si le lieu aies trois dimensions, disent aussi les pyrrhoniens, il est le corps lui-même ; s'il ne les a pas, comment peut-il contenir le corps-? » Ce qui distingue le corps de l'espace, répondrons-nous, ce ne sont pas en effet les