‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 212 sur 261 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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êlrc dans la même chose en même temps, mais successivement; le sclième de la réalité actuelle est l'existence d'une chose dans un temps déterminé, et le schème de la nécessité est l'existence d'une chose dans tous les temps ^. Voilà comment toutes les catégories ou conceptions pures ne s'appliquent aux objets de l'expérience que par l'inlermédiaii'e d'un cadre fourni par l'idée du temps. A défaut des schèmes, les conceptions pures de l'entendement ne s'appliqueraient à aucun objet -.

En observant que les catégories de l'entendement ont toujours quelque chose de relatif au temps, Kant paraît avoir rendu plus complète la théorie de la scolastique sur la connaissance ; mais il ne l'a peut-être rendue que plus redondante. C'est à la mémoire que nous devons l'idée du temps passé et, par opposition, celle du temps présent ; car le mot de présent n'a de sens que quand on l'oppose au mot passé ^. L'entendement étant un nom général qui comprend la mémoire et toutes les facultés de l'intelligence, il est certain que l'entendement n'af* firme Texistence d'un objet que pour un temps actuel, ou passé ou futur, ou pour tous les temps. Mais la scolastique, trouvant que l'entendement ainsi défini n'affirmait l'existence d'un objet que dans le temps, aurait cru probablement commettre un pléonasme en mettant d'un côté l'affirmation de l'existence sous le nom de catégorie, et de l'autre l'affirmation de l'existence dans le temps sous le nom de schème. On aperçoit encore ici cette mauvaise méthode qui marque deux ou trois éléments distincts dans ce qui est indivisible.

Nous avons quelques observations de détail à faire sur les sclihnes de Kant. Il ne nous paraît pas que la conception de pluralité enferme nécessairement l'idée d'une

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