Voy. plui haut, t. II, liv. VI, c. vi
addition successive; car non-seulement les parties de la pluralité peuvent être contemporaines en elles-mêmes, mais, de plus, si elles ne sont pas trop nombreuses, la perception peut en être simultanée. La conception d'unité peut contenir seulement l'exclusion des parties qui composeraient un complexe ou un continu *, ou même la ressemblance des parties, sans enfermer pour cela l'exclusion d'une succession. Le rapport de cause et d'effet constitue sans doute une successio7i dont on ne peut intervertir les termes, parce que la cause précède toujours l'effet, mais il implique de plus une idée de pouvoir puisée dans la connaissance de la volonté ou de la faculté motrice , il ne réside donc pas seulement dans l'idée d'une succession nécessaire. Les moments du temps nous présentent une succession nécessaire dont on ne peut pas intervertir les termes, car le premier ne peut devenir le second, et cependant le premier n'est pas considéré comme la cause du second ^ Enfin, nous ne comprenons pas comment la conception de la nécessité, dont leschème est l'existence d'une chose dans tous les tetnps, peut s'appliquer aux objets de l'expérience; et cependant Kant affirme que le schème a pour effet de rendre les catégories applicables aux objets de l'observation.
La théorie du schème ne nous paraît donc pas racheter les défauts de la théorie des catégories, ni de rendre plus complet ni plus clair le tableau de la connaissance humaine,
§ 16. Des principes de l'entendement, suivant Kant.
Le philosophe allemand passe ensuite en revue les jugements synthétiques qui découlent a priori des conceptions pures appliquées à l'expérience, ou ce qu'il