Ibid., p
avec les conditions formelles de l'expérience (quant à Tintuition et aux conceptions) est possible. Second postulat : Ce qui s'accorde avec les conditions matérielles de l'expérience (la sensation) est actuel. Troisième poslulatrGe qui s'accorde avec le réel, d'après les conditions générales de l'expérience est nécessaire ^.
Kant avait cherché dans les propositions généralement reçues les éléments de l'entendement pur, qu'il appelait catégories, et qui, suivant lui, n'avaient de valeur que quand elles s'appliquaient à un objet de l'expérience : on ne devait donc pas s'attendre à le voir prendre les catégories, pour former avec elles des propositions, dont quelques-unes sont nouvelles et n'ont même aucun rapport avec les catégories auxquelles il les rattache. Quel lien par exemple existe-t-il entre les catégories de la quantité, c'est-à-dire l'unité, la pluralité et l'universalité, et cet axiome : que tous les objets de l'intuition ont une grandeur extensive ou une étendue? Quelle relation peut-on saisir entre les catégories delà qualité, c'est-àdire l'affirmation, la négation et la limitation, et cette prétendue anticipation de la perception : que tous les objets de la sensation ont une grandeur intensive ! Les principes que l'auteur rapproche des catégories de la relation et de la modalité roulent, il est vrai, sur la substance et le mode, la cause et l'effet, le tout et la partie, le possible, le réel et le nécessaire; mais il introduit quelques changements dont nous aurons tout à l'heure à lui demander compte.
Quel but s'est-il proposé en établissant les principes qui précèdent? Est-ce de montrer que ces principes sont a priori et que cependant ils s'appliquent aux objets de l'expérience ? C'est ce qui paraît avec le plus de clarté par tout ce que nous avons cité jusqu'à présent, par d'autres