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un degré, c'est dire que tout objet de la sensation sera sensible.
« Sous tous les changements des phénomènes persiste la substance, et la quantité de la substance n'est ni augmentée ni diminuée dans la nature. » L'énoncialion de ce principe est conforme à l'idée que l'on se fait généralement de la substance * ; mais il dépasse les limites de toute observation, et nous ne pouvons découvrir pourquoi l'auteur ne veut y voir qu'une analogie de l'expérience. Nous en dirons autant du principe sur la causalité : « Tous les changements arrivent d'après la loi de la liaison de cause et d'effet. » Si nous prononçons a priori que rien ne commencera à l'avenir que par la puissance de quelque cause antérieure, ce n'est pas que nous ayons jusqu'à présent découvert les causes de tous les phénomènes qui ont commencé sous nos yeux. Sans parler de ce que les naturalistes appellent les générations spontanées, générations auxquelles nous supposons une cause suffisante sans la connaître, combien de phénomènes ne s'offrent pas chaque jour à notre observation dont nous ne pouvons découvrir la cause et dont nous affirmons cependant qu'ils n'ont pas commencé d'eux-mêmes, mais par une puissance qui leur est antérieure et que nous appelons leurcause ? Ce principe n'est donc pas non plus une analogie de l'expérience.
Toutes les substances, en tant qu'elles peuvent être perçues en même temps dans l'espace, sont dans uno complète réciprocité d'action. » Il y a quelque différence entre cet axiome et la proposition disjonctive, à laquelle l'auteur le rapporte. La proposition disjonctive peut se fonder uniquemeht sur le rapport des parties d'un même genre, et ce rapport n'est pas celui d'une action réci-