Etiv)'es philosopltiquen, cclit. Ad. G.i t. I. p
^ 17. Des conceptions transcendantales qui accompagnent la raison pure ou les idées.
Nous passons maintenant à l'examen des propositions a priori, que le philosophe rapporte au raisonnement ou à la raison pure; elles sont le but principal de son examen, car il leur consacre les deux tiers et le titre même de son ouvrage, qu'il appelle une critique de la raison pure. On a vu par un passage que nous avons cité, que Kant ne fait pas de la raison ou du raisonnement * une faculté simple, et qu'il incline à croire qu'elle ne diffère qu'en degré d'avec l'entendement *, qui lui-même est une combinaison delà conscience et des sens extérieurs avec l'imagination et la mémoire ^. Voici un autre passage qui confirme cette théorie : « Lorsque, dit-il, le jugement conclu est dans, un précédent jugement, de telle façon qu'il puisse en être tiré sans l'intermédiaire d'une troisième représentation, la conclusion est nommée immédiate : j'aimerais mieux l'appeler conclusion de l'entendement; mais lorsque indépendamment de la connaissance qui sert de fondement, il faut un autre jugement pour produire la conséquence, la conclusion s'appelle alors une conclusion de raison *. Dans la proposition : tous les hommes sont mortels, sont incluses les propositions : quelques hommes sont mortels, quelques mortels sont hommes, rien de ce qui est immortel riest homme. Cespropositionssont des conséquences immédiates de la première. Au contraire la proposition : tous les savants sont mortels n'est pas contenue dans le jugement rapporté ci dessus, car la conception de savantsnese présente pas