Ibid., p. 257, 2Z
fournissent le commencement de la connaissance, que l'entendement la continue en donnant de la liaison aux sensations éparses, que la raison ou le raisonnement la termine en lui apportant une plus haute unité que celle qu'elle tient de l'entendement. « L'entendement donne de l'unité aux phénomènes par ses règles; la raison donne de l'unité aux catégories par ses principes. Elle n'atteint pas l'expérience mais l'entendement, pour imprimer a priori l'unité aux connaissances diverses de celui-ci, unité qu'on peut appeler unité de raison, et qui est d'une toute autre nature que celle qui vient de l'entendement \ »
Les principes a pyiori, qu'il rapporte à la raison pure, ne peuvent s'appliquer à aucun objet de l'expérience, ce qui les distingue des principes de l'entendement ou des catégories. « La logique ordinaire, dit-il, divise les facultés en entendement -, jugement ^ et raisonnnement*; mais la logique transcendantale, qui se restreint à la connaissance pure a priori, n'accepte pas cette division. La raison ne peut avoir de valeur objective; elle n'appartient pas à la logique de la vérité, mais à la logique des apparences, et elle réclame une place à part sous le nom de dialectique transcendantale ^... L'entendement et le jugement qui dépend de l'entendement et dont la fonction est de rattacher les exemples particuliers contenus dans la mineure aux règles générales ou aux principes contenus dans la majeure et posés par l'entendement, ont une valeur objective ; il n'en est pas de même de la raison ^.... Nous avons vu que, par les conceptions