Crititjue de la raison pure, édit cKée, p
raixciPAUx systèmes sur les facultés 381
§ Id. Division des idées.
On considère dans les propositions ou jugements la quantité, la qualité, la relation et la modalité. Dans le raisonnement Kant n'envisage que la relation, c'est-à dire le lien par lequel l'attribut de la conclusion est rapproché du sujet. Ce lien est : i° le rapport de substance et de mode, qui forme la proposition absolue ou catégorique et qui engendre l'argument catégorique; 2" le rapport de cause et d'effet, qui forme la proposition conditionnée ou hypothétique et qui produit l'argument du même nom; 3° le rapport des parties au tout, qui fonde la proposition disjonctive et par conséquent l'argument disjonctif *.
Par chacun de ces arguments, la raison, dit Kant, tend au principe le plus élevé et le plus absolu, c'est-à-dire à un principe qui se suffise à lui-même et n'ait besoin d'aucun autre. «: Dans son usage logique, la raison cherche la condition générale de la conclusion, et le raisonnement n'est rien autre chose qu'un jugement dont la condition particulière a été ramenée par la mineure à une règle générale. Maintenant, quand cette règle est elle-même soumise à une recherche pareille de la part de la raison, et qu'ainsi par le moyen d'un prosyllogisme on recherche la condition de la condition, plus on remonte, plus on s'aperçoit que le principe propre de la raison est de trouver à la connaissance conditionnée (relative) de l'entendement, l'inconditionnel (l'absolu) pour satisfaire à l'unité à laquelle aspire l'entendement 2. > Puisqu'il y a trois sortes de raisonnements, il y a trois sortes d'absolu ou d'inconditionnel. 1° Le raisonnement
1, Voy. plus haut, même cbap., § 9.