‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 226 sur 261 · Critique de la raison pure, édit citée, p · texte numérisé non relu

Critique de la raison pure, édit citée, p

catégorique, fondé sur le rapport de substance et de mode, conduite un sujet qui n'est plus prédicat; 2» le raisonnement hypothétique, appuyé sur la relation de cause et d'effet, arrive à une supposition qui ne présuppose rien; 3o le raisonnement disjonctif, qui a pour fondement le rapport du tout et de ses parties, parvient à un agrégat complet des membres d'une division ^. Suivant Kant, la raison, par le raisonnement catégorique, arrive nécessairement à la conception de l'unité absolue du sujet pensant, ce qui forme la psychologie rationnelle ; par le raisonnement hypothétique, à l'idée d'un inconditionnel dans une série de conditions données, ce qui est l'objet de la cosmologie rationnelle; enfin, la simple forme du raisonnement disjonctif doit révéler par elle-même la conception la plus élevée de la raison : celle d'un être des êtres, ce qui constitue la théologie rationnelle -. « Nous avons, continue-t-il, nommé catégories les conceptions pures de l'entendement, nous nommerons idées les conceptions pures de la raison ^. »

Les trois idées ou conceptions pures de la raison ou du raisonnement sont donc : 1» l'unité absolue du sujet pensant; 2° l'inconditionnel ou la cause absolue du monde ; 3° l'être des êtres.

Nous croyons retrouver dans les deux dernières idées ce que nous avons appelé la substance active infinie, ou ce principe à la fois cause et soutien du monde qui n'a point eu de commencement, qui ne peut avoir de fin, et dont notre raison proclame l'existence, lorsqu'elle s'interroge sur le commencement et la fin de ce qui existe aujourd'hui. Mais nous ne saurions attribuer cette idée au raisonnement comme nous avons essayé de le mon-

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