Ibid., p. 238, 2PD
est identique ; 4° elle est en commerce avec des objets dans l'espace ^
Ces propositions sont, d'après Kant, autant de paralogismes qui consistent à prendre des conceptions ou des formes de la raison pour des perceptions. « La conception je pense accompagne, dit-il, toutes les catégories, et c'est sur cette conception qu'on a fondé toutes les propositions de la psychologie rationnelle; mais celte conception est transcendantale comme les catégories qu'elle accompagne. On n'en peut conclure la substance ou l'existence cbjeclice du moi comme distincte de l'idée que nous avons de ce moi.
< La pensée est une et simple en tant que phénomène; mais cela ne nous autorise pas à conclure que le principe de la pensée soit simple comme elle. L'unité de la pensée se forme de la diversité des intuitions, comme la direction du mouvement se forme de la diversité des impulsions. L'unité de la pensée pourrait donc se concilier avec la diversité des substances dans l'être d'où émane la pensée. Si l'unité de la pensée est l'objet de l'expérience du sens intime, il n'en est pas ainsi de l'être qui pense, et toute conception qui ne peut s'appliquer à une expérience demeure une illusion.
c Quant à Tidentilé de l'âme, elle n'est pas non plus l'objet de l'expérience : celle-ci ne nous montre que la continuité de la même pensée, et non la continuité du même être pensant. Or, la continuité de la pensée pourrait exister à travers plusieurs êtres successifs, comme le mouvement se propage d'un mobile à l'autre. En supposant même que le premier être transmit au second la pensée avec la conscience qui l'accompagne, que le second fit la même transmission au troisième, en y joignant les deux actes de conscience, et ainsi de suite, on