Ibid., p
Nous laissons à juger si l'auleur a lieu de se féliciter ici d'une victoire.
Suivant Kant, le principe de la raison dans les idées cosmologiques est un retour en arrière^ dans la série des conditions, sans qu'on puisse s'arrêter nulle part à aucun inconditionnel ou absolu. C'est un principe qui nous fait étendre nos expériences, sans qu'aucune borne empirique puisse valoir comme borne absolue. Il appelle ce principe un principe régulatif de la raison, et il le regarde comme une pure idée qui ne présente rien d'objectif, parce que l'absolu ou l'inconditionné ne peut se trouver dans l'expérience-. Mais quelle est la valeur de cette règle de la raison, si elle nous dirige vers un but que nous ne pouvons atteindre, et si les découvertes qu'elle nous fait faire ne sont que des apparences qui ne peuvent nous assurer d'aucune réalité hors de nous'?
§ 21. L'idéal de la théologie rationnelle.
Il nous reste à nous occuper de l'idée transcendantale que Kant appelle par excellence Vidéal. Il commence par expliquer ce qu'il entend par ce mot. Nous savons qu'il a nommé catégories les conceptions de l'entendement ou du jugement, et idées les conceptions du raisonnement. Il dislingue celles-ci en trois classes, qu'il appelle les paralogismes, les antinomies et VidéaL « L'idéal, dit-il, est encore plus éloigné que les autres idées de la réalité objective*... Le sage des stoïciens est un idéal, c'est-à-dire un homme qui n'existe que dans la pensée, mais qui s'accorde parfaitement avec
i. Regressus,