‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 239 sur 261 · Ibid., p. 471, 4àfj · texte numérisé non relu

Ibid., p. 471, 4àfj

tion du triangle n'emporte pas l'existence extérieure de cet objet ^ ; puis il examine la forme nouvelle que Leibniz a donnée à cet argument. « Vous êtes obligé, me dit-on, d'àdmeltre la toule-réalité comme possible, or, dans la toute-réalité est comprise l'existence. L'existence se trouve donc dans la conception d'un possible. Si vous supprimez la chose, la possibilité interne de la chose est supprimée, ce qui est contradictoire. Je réponds : Vous êtes tombés vous-mêmes en contradiction quand dans la conception d'une chose que vous pensez seulement comme possible, quelque nom que vous lui donniez, vous introduisez la conception de son existence actuelle*. »

En effet la question est de savoir si l'être infini se présente à notre esprit comme possible, ou comme existant réellement, ou comme un pur idéal. S'il se présente comme existant, ne dites pas qui) est seulement possible; il est plus que possible, puisqu'il est. S'il se présente seulement comme possible, ne dites pas qu'il est, car vous n'en savez rien. Il est pour vous plus qu'un idéal, puisque vous le regardez comme possible, ou en d'autres termes, puisque vous croyez à son existence, mais cette existence vous ne la percevez pas et vous ne pouvez conclure, comme on le dit dans l'école, de la possibilité à l'être. Ce serait un sophisme de prétendre que si une chose est possible, elle est^ car elle n'est qu'en tant que possible. Le mot est ne signifie ici que l'existence dans notre pensée et non l'existence extérieure ou objective, l'existence hors de notre esprit. Si nous voulons parler de cette substance active sans commencement et sans fin, qui fait partie de la notion de Dieu, il ne faut pas dire que nous la concevons, il faut dire que nous la percevons ; car on nous demanderait si nous la concevons

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