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Bossuet, Logique

PRINCrPAUX SYSTÈMES SUR LES FACULTÉS 429

nyme d'entendement et d'intelligence. Mais Descartes ayant consacré le terme de raison pure, d'intuition pure ou mentale, aussi bien à la perception du moi qu'à la perception de l'infini, nous proposons de donner à la première le nom de conscience ou d'intuition pure intérieure, à la seconde le nom d'intuition pure extérieure, et de conserver le titre de conceptions idéales aux vérités qui, selon l'expression de Descartes, ne sont rien en dehors de notre pensée.

Les discussions des philosophes sur l'intelligence comprennent surtout quatre questions : 1° Les sens sont-ils des facultés de connaître? 2° S'ils sont des facultés de connaître, quelle est leur part dans l'ensemble de nos connaissances? 3° Les objets connus par l'intelligence pure sont-ils quelque chose en dehors de la pensée? 4° Faut-il subdiviser l'intelligence pure en un certain nombre de facultés différentes? La première question, celle de savoir si les sens sont des facultés de connaissance, sépare Platon et Aristote,, Descartes et Reid. Nous tenons pour Aristote et Reid, contre Platon et Descartes. Sur la seconde question, qui touche à la part des sens extérieurs dans la connaissance, Reid n'est plus d'accord avec Aristote; le second leur livre le fond tout entier de la connaissance, le premier ne leur donne qu'une place limitée. Nous ne pensons pas non plus que les sens suffisent à fournir les matériaux de tout 1 entendement. Sur la troisième question, celle qui concerne la réalité extérieure des objets de l'entendement pur, Platon et ceux qui l'ont suivi dans le moyen âge professent le réalisme le plus absolu, et ils excèdent, puisqu'ils donnent de la réalité même aux genres et aux espèces, et qu'ils les considèrent comme autre chose que des qualités générales renfermées dans les objets particuliers. Les sophistes, les pyrrhoniens, David Hume et Kant tombent dans l'excès contraire; ils tiennent que

les objets de l'intelligence pure ne sont rien en dehors de la pensée. Descartes et Reid suivent une voie moyenne; pour eux, parmi les objets qui sont saisis par la raison pure, les uns ont une réalité extérieure, les autres ne sont que des conceptions Idéales. Nous professons, à l'exemple de Descartes et de Reid, que, parmi les objets saisis par la raison pure, les uns sont extérieurs et que les autres se confondent avec notre pensée; mais nous ne faisons le partage ni comme l'un, ni comme l'autre de ces philosophes. Quant au quatrième et dernier problème, celui des divisions de la raison pure, Platon et Aristote y distinguent plusieurs facultés. Descartes se refuse à toute division de ce genre. Reid fait, de son côté, des distinctions implicites qu'il a eu le tort de ne point mettre dans les titres de ^---«es essais sur les facultés intellectuelles. Nous croyons i/ qu'il y a autant de facultés que d'actes réciproquement ■ indépendants, soit dans les perceptions des choses qui sont hors de notre esprit, soit dans les conceptions, dont les objets ne se séparent point de notre pensée, soit enfin dans les croyances, dont l'objet peut être extérieur à notre pensée ou n'exister que dans notre entendement. Sur la division des facultés de l'intelligence pure nous suivrons donc contre Descartes l'exemple de Platon, d' Aristote et de Reid.

§ 2. Esquisse générale de l'âme humainSi

(i Nous pouvons maintenant, en reportant nos regards

i- ; sur la route que nous avons suivie, nous faire une idée

générale de l'âme humaine. Entre les corps qui parais -

^ ' sent sur la surface du globe, ceux-ci demeurent toujours

immobiles, ceux-là reçoivent le mouvement d'une cause

étrangère, et le perdent aussi par des obstacles étran-

. "^ -gers. Ils ne peuvent se le donner, ni s'en dépouiller

d'eux-mêmes. Mais, au milieu de cette immobilité et de cette inertie, il est d'autres corps qui prennent un mouvement spontané, qui l'accélcreiit, qui le ralentissent, qui en changent spontanément la direction, et qui l'interrompent ou l'arrêtent par eux-mêmes, indépendamment des circonstances extérieures. L'homme a remar- — ' que de bonne heure la condition particulière de ces corps, et il a vu que le sien appartenait à la même i classe. Il a compris que le mouvement spontané ne pouvait émaner de toutes les parties d'un corps; que ces éléments, aveugles et sourds, étaient incapables de coo- . pérer aune mèrue action; qu'en conséquence ils étaient, | dans leur mouvement d'ensemble , soumis à l'empire I d'un être simple qui imprimait l'impulsion. On a donné / à cet être le nom d'àme, et on a appelé animés les corps où il résjde. ■

L'homme a vu par sa conscience que la force motrice dont il jouit, lui fait percevoir la résistance des objets extérieurs, et que c'est la même âme qui meut son corps et qui connaît les obstacles étrangers. Il a remarqué que cette âme a des pensées de différents genres, des inclinations diverses et quelle jouit de la liberté dans ses déterminations. Ce sont de nouvelles raisons pour qu'il distingue son âme de la masse corporelle qu'elle anime. Cette masse se compose d'une muliitude d'éléments, entre lesquels ne peut se partager un fait aussi simple que l'acte de penser, d'aimer ou de vouloir.

In même temps que l'être animé connaît les objets, il les aime. On peut dire, en un certain sens, qu'il les aime avant de les connaître, car un penchant le porte vers les choses avant qu'il en ait pu découvrir l'utilité ou l'agrément. C'est ainsi qu'une inclination instinctive le pousse à rechercher des aliments, à se plaire dans un exercice corporel dont il aperçoit plus tard l'avantage, à se choisir une demeure, à s'approprier certains objets,

à construire des abris, à aimer ses habitudes, à redouter certaines choses dont il ne connaît pas d'avance le danger, à inventer des ruses, à se fier en lui-même, à rivaliser avec les autres, à tenter de les dominer, à désirer leur approbation. Il aime aussi la société de ses semblables : il se plaît à les imiter, à leur obéir; il jouit de leur bien-être, souffre de leur malheur, ou concentre ses affections sur un petit nombre, s'unit à un individu de l'autre sexe, et reporte son amour sur les fruits de cette union. Toutes ces inclinations qui ne sont pas encore celles de l'ordre le plus élevé, assurent cependant son salut.

Si nous considérons le développement des facultés intellectuelles, nous voyons que Tàme connaît d'abord les objets sensibles : l'étendue et la figure des choses tangibles et des couleurs, la température, le son, l'odeur et la saveur, qui ont aussi une étendue et des limites. Après avoir perçu ces objets, elle se les représente en leur absence. Elle distingue directement et immédiatement ses représentations intérieures, ou ses conceptions d'avec ses perceptions, et cela suffit pour lui faire discerner ses rêves d'avec l'état de veille, et ses visions d'avec les réalités. Non-seulement elle se représente les choses absentes, et donne ainsi à ses connaissances une durée et une solidité que la perception seule ne fournit pas, mais elle conçoit des figures intérieures qu'elle n'a pas vues, des sons qu'elle n'a pas entendus, et elle peut, à l'aide de ces conceptions idéales, exécuter des formes plus régulières que celles de la nature inanimée, et, à la place des bruits discordants que produisent les objets corporels, faire entendre de savantes et merveilleuses mélodies. Ce n'est pas assez de percevoir les objets et de s'en souvenir, il faut supposer la durée future de ceux qui sont présents, et le retour de ceux qui sont éloignés : sans cela notre action s'arrêterait. Après avoir connu, il faut croire ou

périr. L'âme croit naturellement à la continuation de ( l'existence des objets qu'elle connaît, et à la ressemblance intime de ceux dont elle aperçoit la ressemblance extérieure. Son induction dépasse ainsi les bornes de son expérience, et elle entre dans le champ des découvertes. La plus précieuse de toutes est celle que nous faisons de nos semblables. Pour y arriver, nous avons non-seulement le secours de l'induction, mais celui d'une interprétation naturelle des signes, par laquelle, sans le raisonnement et sans l'emploi d'aucune comparaison, nous devinons la pensée et le sentiment d'autrui. Tels sont les premiers degrés de l'intelligence.

Ce que nous venons de dire s'applique à l'âme en gé- -^J\ néral, et convient à celle de l'animal presque aussi bien qu'à celle de l'homme. L'animal meut spontanément son —^ corps, éprouve les inclinations naturelles que nous avons rappelées ; pergoit les objets sensibles, se les représente, compte sur leur continuation ou leur retour. Quelques animaux sont musiciens ou architectes, connaissent leurs semblables et communiquent avec eux. Gardons-nous de la faute de Descartes et de Malebranche, qui, en voulant expliquer tous les actes des animaux par un jeu de la machine corporelle, n'ont fait que préparer des armes aux matérialistes, et fournir les arguments que ceux-ci ont retournés contre l'âme de l'homme.

L'âme humaine se distingue de celle des animaux, non {/ pas en ce quelle est simple et immatérielle, mais en ce qu'elle possède des facultés qui manquent à l'autre, et qu'elle jouit, à un plus haut degré, des facultés qui leur sont communes.

Les plus basses inclinations sont obscures en elle, et l'on serait tenté d'en rapporter les actes à la seule intelligence; mais les meilleurs instincts y sont plus marqués et plus efficaces que dans l'animal. L'émulation, l'amour de la louange et du pouvoir, l'estime de soi, l'imi-

tation, !a docilité, produisent en elle de plus grands et de plus salutaires effets. La sympathie y est plus vive,plas profonde et plus prolongée, et l'affection paternelle y suit les enfants pendant toute leur vie, et s'attache aux enfants des enfants.

L'âme de l'homme a ses inclinations particulières. Seule elle joint à l'amour paternel, l'amour fraternel et l'amour filial, qui cimentent et complètent les affections de la famille. Seule elle ajoute à l'instinct de société et à l'attachement intellectuel le besoin de s'épancher au dehors et de confier à un autre le dépôt de ses plus secrètes pensées. Seule elle recherche le plaisir de connaître et goûte celui de s'étonner, aimant à la fois le vrai et le merveilleux, la lumière et le mystère. Seule elle admire la beauté sensible, dans les oeuvres de la nature ou des arts, elle jouit seule de la beauté intellectuelle et morale, qu'elle seule peut comprendre ; seule enfin elle environne de sa vénération et de sa piété la cause suprême et parfaite qui n'est accessible qu'à sa foi.

La supériorité qu'elle possède dans les inclinations, elle la conserve dans les facultés intellectuelles. Elle connaît les objets sensibles dans un plus grand détail, elle a une mémoire plus durable et plus complète; elle a, pour les formes et pour les sons, des conceptions idéales plus riches et plus variées ; elle pousse plus loin le raisonnement, et elle élève l'édifice des sciences et des arts.

D'une autre part, elle a seule la connaissance d'ellemême ; elle se fait seule de la parole un moyen de communication ; seule, dépassant l'expérience, l'induction et l'interprétation naturelle, elle perçoit des objets néces- [/)^ saires, éternels, absolus, infinis; seule elle affirme \ l'existence d'un espace sans limite, d'un temps qui n'a point commencé et qui ne doit pas finir, et d'une puissance active qui remplit tout l'espace et tous les temps. Seule elle conçoit un idéal mathématique qui, par sa

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frappante évidence et sa vérité incontestable, satisfait le plus la pensée, et dont les utiles applications nous donnent les moyens de mesurer toutes les formes et toutes les puissances de la nature. De même elle conçoit seule -^ un idéal des mœurS; qu'elle doit tenter d'imiter dans sa ^ conduite, une parfaite tempérance, un courage sans faiblesse, une continuelle culture de la pensée, une justice sans tache, une complète piété, une charité sans réserve, et elle sait que celui qui essaye de conformer ses mœurs à ce modèle, se rend digne du bonheur. Cette conception du mérite la fait songer à une puissance supérieure, / capable de décerner la récompense.

Conduite sur le seuil de la divinité par la perception d'une substance active éternelle, par l'induction qui la mène du spectacle de sa propre intelligence à la supposition d'une cause intelligente de ce monde et par la conception du mérite qui lui fait espérer un rémunérateur, elle entre enfin dans le sanctuaire, portée sur les ailes d'une foi spontanée, qui croit à la perfection de la cause suprême, sans avoir besoin de trouver en ce monde des preuves de cette perfection.

A côté des inclinations et de l'entendement, paraît dans l'âme la faculté de se déterminer librement. Par cette liberté 1 homme a le mérite de travailler lui-même à l'amélioration de ses facultés. « Il se fait un corps plus souple et plus approprié aux opérations intellectuelles: » il contient ses inclinations et ses passions en de justes limites, il assure et étend son intelligence, et acquiert la dignité de la vertu. L'animal ne peut choisir qu'entre des plaisirs divers, et le plus haut degré de sa liberté, s'il en possède, est de repousser un intérêt présent qui frappe sa vue, pour un intérêt absent, mais plus grave, qui n'est que dans sa mémoire. Il ne peut donc se déterminer que d'une manière intéressée. La liberté de l'homme est appelée à choisir entre des intérêts et la

// conception du bien moral. Seule elle peut se déterminer dans un entier désintéressement; seule elle se conslitue un mérite, et acquiert des droits à une autre vie.

Cette âme iiumaine indépendante et méritante est de tous les objets de la nature le plus digne de la création divine. Gréer des êtres qui nous obéissent fatalement, c'est nous donner des instruments, des membres pour ainsi dire, c'est amplifier notre faculté motrice, c'est nous agrandir nous-mêmes, c'est à peine produire d'autres êtres que nous. La balle ou la flèche que je lance n'agissent pas sans moi, c'est moi qui agis en elles. Dieu a semé les soleils dans l'espace; ils y sont au lieu qu'il a marqué, et ils n'en peuvent sortir que sMl les en déplace. Il fait rouler d'autres corps célestes autour des premiers, dans une route qu'il a décrite et dont ils ne peuvent s'écarter. Us ne représentent que la pensée divine, ils en sont les dociles instruments, ils n'agissent pas. Dieu agit en eux. S'il n'y a que ces corps dans l'u- / Hivers, Dieu est seul au monde, et c'est à peine s'il est • sorti de lui-même. Mais s'il a suscité du néant d'autres pensées que la sienne, qui aient leur dessein propre, leur roule qu'elles se tracent à elles-mêmes, leurs volontés indépendantes et qui puissent acquérir quelque mérite, alors il y a vraiment d'autres êtres que Dieu, il n'est plus solitaire, il a fait une véritable création.

Il a donné à l'âme humaine des privilèges éclatants : elle peut se décider en vue du bien pur ; elle peut acquérir du mérite par elle-même; elle perçoit l'infini, elle adore le Dieu éternel et parfait. Si Dieu veut que quelque chose dans son œuvre soit durable, n'est-ce pas cette âme humaine? Gonservera-t-il pour eux-mêmes ces globes qu'il a formés, ces flambeaux qu'il allume de ses mains, ces monts et ces plaines qu'il a soulevés du sein des eaux? Veut-il faire société avec les rochers, les arbres et les troupeaux muets ? Il gardera plutôt l'âme qui

le connaît et qui aspire à lui. Ne vous effrayez pas de ce qu'elle paraisse si fortement assujettie au corps; le Créateur saura bien la tirer de cette servitude. Elle a, par son intelligence privilégiée, par sa perception de l'infini, par son amour de Dieu, par sa liberté, par sa conception morale, par le mérite qu'elle acquiert, un commencement de droit à une autre vie; pour rendre cette vie immortelle, Dieu ajoutera au mérite de la créature, la plénitude de la bonté du Créateur. Nous ne pouvons admettre, avec certains philosophes quel'homme ne soit point le but unique de la création, et qu'il y ait trop d'orgueilà envisager ce vaste ensemble du monde, comme ordonné en vue de nous seuls. Si l'homme n'est pas l'objet suprême que s'est proposé le Créateur, le lien qui unit toutes les parties de l'univers se dissout. On ne voit plus quelle est la destination de la terre, des plantes, des animaux, des globes suspendus dans l'espace. Il ne faut pas, pour quelques fragments de ce vaste ensemble, dont nous ne découvrons pas les rapports avec nous, rejeter les évidentes harmonies de cette immense machine avec la créature humaine. La terre est le théâtre de l'action qui doit lui acquérir le mérite, le soleil éclaire la scène, les plantes et les animaux servent de décoration au spectacle et de nourriture à l'acteur. Enfin, ces autres globes semés en foule dans l'immensité des deux, sont des théâtres du même genre, ou les degrés de l'échelle céleste que nous devons gravir, pour nous élever peu à peu jusqu'à notre dernier séjour.

Tous les mystères ne sont pas dévoilés ici-bas. « J'ai à désirer de connaître Dieu plus parfaitement que je ne fais, de le connaître à nu, à découvert, en un mot de le voir face à face, sans ombre, sans voile, sans obscurité... mais cela n'est pas de cette vie ^ » Pour expliquer la

1 . Bossuet, Élévation sur les mystères, Ile semaine, 9« élévation .

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présence de la douleur sur cette terre, on a recours en théologie à une souillure originelle de l'homme, et en philosophie à la nécessité de la lutte et du mérite afin d'obtenir le bonheur. Mais la théologie elle-même appelle le péché originel un mystère, et la philosophie ne peut dire, d'une manière tout à fait satisfaisante, pourquoi il a plu à Dieu de ne pas nous accorder gratuitement la félicité. Nous ne possédons qu'une demi-explication et nous avons besoin d'un éclaircissement plus complet. Or, on va voir que cette obscurité était nécessaire. Une chose est certaine, c'est l'estime qu'on fait de la liberté bien employée, ou en d'autres termes, de la vertu, le mérite qu'on lui impute et la récompense dont elle est jugée digne. « Par ce principe du libre arbitre, je suis capable de vertu et de mérite, et on m'impute à moi-même le bien que je fais et la gloire m'en appartient '. B Quelle que soit notre destinée ultérieure, que la vertu ait pour résultat de nous faire gagner le ciel, comme ledit la raison livrée à elle-même, ou de nous y faire retourner, comme le dit la théologie, il est certain que noti-e destinée actuelle est uniquement la vertu, l'accomplissement du devoir et du dévouement, de la justice et de la bienfaisance, l'acquisition du mérite. Or, pour laisser à la vertu son désintéressement, il fallait que tous 1 les mystères ne fussent pas expliqués ici-bas, il fallait assez de lumière pour laisser entrevoir la récompense et empêcher le désespoir, pas assez pour faire de la vertu un jeu à coup sûr et lui enlever son mérite, car elle n'aurait plus été la vertu. Qu'on ne s'étonne donc plus de ces obscurités et de ces voiles qui nous dérobent encore la face de Dieu. Que l'homme admire i uiôt cette lumière qu'il porte en lui-même et qui lui fait voir que Dieu ne peut être que parfait; qu'il se demande d'où lui vient

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