‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 45 sur 261 · Essai sur Vindiff,, p · texte numérisé non relu

Essai sur Vindiff,, p

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la foi. L'enfant qui ne sait pas par lui-même que les trois angles d'un triangle sont égaux à deux droits, et qui l'admet sur la parole du maître fait un acte de foi, il croit à cette égalité; mais le maître ne la croit pas, il la sait. La croyance permet toujours de comprendre le contraire de ce qu'on croit : le laboureur qui ensemence la terre comprend que la semence pourrait ne pas lever, mais celui qui connaît sa propre existence ne comprend pas qu'elle ne soit pas au moment où il la connaît; il ne la croit donc pas, il la sait. Telle est la distinction qu'il faut faire entre la connaissance et la croyance et on verra par là que l'intelligence ne vit pas uniquement de foi. Sans cette distinction il est impossible d'arriver à une solution satisfaisante du problème de la certitude.

g 12. De l'autorité d'un chef de doctrine en matière profane.

Un autre écrivain de notre temps * combat comme nous l'autorité du plus grand nombre, mais il y substitue une autorité différente que nous ne pouvons pas non plus accepter. C'est celle d'un chef de doctrine devant lequel tous les autres hommes n'auraient qu'à incliner leur raison.

L'auteur, pour appuyer sa thèse, n'invoque pas de motifs tirés de l'ordre sacré; il prétend la défendre par des arguments purement humains et philosophiques, et c'est par ce côté que son opinion tombe sous notre jugement. Il s'élève d'abord contre l'autorité de la pluralité, et par conséquent contre celle des assemblées délibérantes et des conciles universels '■^. Nous lui accordons que les assemblées sont faillibles comme les individus,

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