‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 7 sur 261 · La Logique, édit. citée, p. 344 et · texte numérisé non relu

La Logique, édit. citée, p. 344 et

la placer dons ce vain ouvrage de paroles qu'il veut former.... Il y a même des poètes qui s'imaginent qu'il est de l'essence de la poésie d'introduire des divinités païennes; et un poëte allemand, aussi bon versificateur qu'écrivain peu judicieux, ayant été repris avec raison par François Pic de la Mirandole, d'avoir fait entrer dans un poëme, où il décrit des guerres de chrétiens contre chrétiens, toutes les divinités du paganisme, et d'avoir mêlé Apollon, Diane, Mercure avec le pape, les électeurs et l'empereur, soutient nettement que sans cela il n'aurait pas été poëte, en se servant pour le prouver de cette étrange raison que les vers d'Hésiode, d'Homère et de Virgile sont remplis des noms et des fables de ces dieux, d'où il conclut qu'il lui est permis de faire de même*. » Nous devons faire en sorte que la beauté d'une partie ne nous ferme pas les yeux sur la laideur des autres, et juger de ces dernières comme si elles n'étaient pas encadrées dans celles qui excitent notre admiration.

§ 3. De la connaissance, de la croyance et de l'erreur suivant Platon.

Nous avons vu que Platon distingue entre connaître et croire, mais qu'il n'est pas exact dans l'application de la connaissance et de la croyance aux objets qui leur sont propres. Il réserve la connaissance pour les genres ou les choses générales et universelles, et il n'accorde aux choses individuelles que la croyance. « Ceux qui sont curieux de spectacles, dit-il, aiment à voir 'es belles couleurs, à entendre les belles voix, mais l'intelligence du philosophe aime à contempler la nature du beau en luimême. Les premiers prennent l'apparence pour la réalité, ils rêvent. Le philosophe a donc une connaissance,

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