‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 81 sur 261 · Xénophon, liv. IV. chap. ni · texte numérisé non relu

Xénophon, liv. IV. chap. ni

PRINCIPAU?i SYSTÈMES SUR LES FACULTÉS 169

enseignait à distinguer ctiaque chose d'avec les autres et il y parvenait par des définitions *. On voit par ces définitions que le genre n'était pas pour lui une essence séparée des choses particulières, mais seulement leur qualité commune. Voici comment il définit le bon : c II faut donc , Euthydème , chercher aussi ce qu'est le bon? — Comment cela? — Te paraît-il que la même chose soit ulile à tous ?— Non pas. — Ce qui est utile à l'un n'estil pas quelquefois nuisible à l'autre?— Certainement. — Penses-tu donc que le bon soit autre chose que l'utile ? — Non vraiment. — Donc l'utile est le bon pour ceux auxquels il est utile. — Cela me semble ainsi 2. » Aristippe lui demanda s'il connaissait quelque chose de bon, afin que si Socrate indiquait un breuvage , des aliments, la richesse, la santé, la force , l'intrépidité, Aristippe pût lui montrer que cela était quelquefois mauvais ; mais Socrate ne s'y laissa pas prendre : < Me demandes-tu quelque chose de bon pour la fièvre ? répondit-il. — Non. — Pour l'ophihalmie? — Non. — Pour la faim? Non. — Si tu me demandes quelque chose de bon qui ne soit bon à rien, je ne connais pas cela et ne me soucie pas de le connaître '. » « La terre, dit- il ailleurs, n'est un bien que pour qui sait la cultiver; une flûte n'est bonne que pour qui sait s'en servir ^. î On voit assez dans ces passages la répugnance de Socrate à reconnaître une généralité indépendante des objets particuliers. Il est à regretter que cette sagesse n'ait pas été transmise à son illustre disciple.

j Platon s'est appliqué à marquer la distinction des sens

^ouisûîsÔKt ota).éyovT«î zaTà •/£•>/; rà Tr/Jày/AKra. Xénophon, Mémoires, liv. I"V, chap. V.

i. Xénophon, liv. IV, chap. vi.

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