‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 85 sur 261 · AoÇaÇstv. Théélèle, éd. H. E., t. l*^"- p · texte numérisé non relu

AoÇaÇstv. Théélèle, éd. H. E., t. l*^"- p

4. AoviÇîsOoct, Si(x.voiïs6ai, voitv, et les substantifs qui correspondent à ces verbes : Aoyin/iâi, iôyoj, Sikvoix, fpévYi<7ti, vrfviTtç. Phédon, éd. H. E., t. l" p. 65, v, 67, 69, a. République, édit. H, E., t. II, p. 523, a,

5. 'h ouata, ô Tuyxàvîf ««5TSV ov. Phédotl, édit. H. E., t. I""", p. 67, a.

6. Aj' hF-ôJ' vùrîJv ffâv rè ùhxpivLi, Plirânn, édit. H. E., t. I", p. 67, a.

ble*. Une chose peut être grande relativement à une seconde et petite relativement à une troisième ; ce qui a paru grand paraît donc petit, et la vue est forcée de voir le grand et le petit confondus ensemble ; mais l'intelligence voit ces choses séparément : il en est de même pour la grosseur et la finesse, la dureté et la mollesse, la pesanteur et la légèreté 2j ainsi que pour l'égalité et l'inégalité \ Les nombres qui se composent d'unités parfaitement égales les unes aux autres sans aucune différence et sans aucune partie, ne sont accessibles qu'à l'intelligence *. Les géomètres se servent de figures visibles, et en raisonnant sur celles-ci, ils pensent à celles qui en sont les modèles, c'est-à-dire au carré en lui-même, au diamètre en luimême, non à la figure qu'ils ont tracée ou au solide qu'ils ont taillé; mais ils se servent de ces derniers objets pour s'aider à voir ceux qu'on ne voit que par la pensée *. Il y a deux choses : l'absolu et le relatif, ce qui se suffit à soi-même et ce qui a toujours besoin d'autre chose ®. Le véritable ami de la science serait né pour s'avancer vers l'être, et ne souffrirait pas de s'arrêter aux choses qui paraissent multiples et individuelles ". »

Les exemples que nous venons de citer contiennent les actes intellectuels que Platon regarde comme dépassant la portée des sens extérieurs, et en effet ils la dépassent. Protagoras soutenait qu'il n'y a pas eu d'autre connaissance ou d'autre science que celle qui nous est fournie par la sensation, et que chacun sentant à sa ma-

1. n/jà|sts Sk xolI yîvéffstî xai ttkv to v.ôpcn.roj. Thcélète, cd. H. E., t. I", p. 155, a.

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