‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 9 sur 261 · Logique, liv. III, chap. xix, éd. de Lens, p · texte numérisé non relu

Logique, liv. III, chap. xix, éd. de Lens, p

§ 5. Du cviteriion de la certitude d'après Descartes, et de la part de la volonté dans l'erreur.

C'est en distinguant la perception d'avec la concep- i j tion, et la connaissance d'avec la croyance, que Ton dis- '^ tingue la certitude du doute et de l'erreur. Tout philosophe qui ne résout pas bien les deux premières j questions, se met dans l'impossibilité de résoudre la troisième. Dans les temps modernes, Descartes a voulu J

faire une revue de ses idées et distinguer celles qu'il fallait conserver de celles qui devaient être définitivement abandonnées. Le critérium par lequel il distingue les premières d'avec les secondes est l'évidence ou la clarté 1.

Le sens le plus Tavorable qu'on puisse donner à ce aiterium, c'est que chacun porte en soi-même le moyen de découvrir la vérité et que toute autorité extérieure est obligée de se faire accepter de l'autorité intime qui réside en nous. Telle est la marque distinctive de la philosophie de Descartes, c'est par là qu'il a fondé une école, où se sont empressés d'accourir même les membres les plus illustres de l'Église, Malebranche, Bossuet et surtout Fénelon. Mais lorsqu'on applique le cnterium de la clarté à la distinction des connaissances et des croyances et par conséquent de la certitude et de l'erreur, on trouve que ce critérium ne décide .pas la question. Parmi les idées qui sont claires et distinctes, les unes sont des perceptions, les autres des conceptions, d'autres enfin des croyances. La clarté ne les distingue donc pas les unes des autres. Descartes a cru que toute idée claire et distincte portait avec elle la preuve de l'existence extérieure de son objet. Toute la réalité, dit-il, qui est par repré-

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