‹ Traité des facultés de l'âmeChapitre 90 sur 261 · T« xkAov aCrè xt/.6' ainô · texte numérisé non relu

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moilié, mais par la grandeur. La cause de deux, ce n'est pas l'addition d'un à un, mais la participation des choses à la dyacle ^ ; la cause d'un, c'est la participation des choses à l'unité ~. » Il dit ailleurs : « Puisque le beau est opposé au laid, ce sont deux êtres. Il en est de même du juste et de l'injuste, du bon et du mauvais, et nous en dirons autant de tous les autres genres '. Chacun de ces genres existe séparément et est simple; mais en se mêlant aux faits, aux corps et les uns avec les autres, chacun paraît être multiple. Des amateurs de spectacles aiment à voir les belles couleurs, à entendre les belles voix; il n'y a que l'intelligence des philosophes qui se plaise à contempler la nature du beau en lui-même*.... Nous avons coutume de supposer un seul genre particulier pour chaque multitude, à laquelle nous imposons le même nom; ainsi, par exemple il y a beaucoup de lits et de tables, mais pour tous ces menbles il n'y a que deux genres : l'un du lit, l'autre de la table. En conséquence il nous est ordinaire de dire que l'ouvrier de chacun de ces meubles] a les yeux fixés sur le genre, pour faire les lits ouïes tables, mais aucun ouvrier ne fait le genre luimême ^ .... Il n'en reproduit que l'image ou l'apparence, comme fait le miroir ou le peintre ®. »

Nous avons vu que, dans le Phèdre, Platon suppose qu'il y a au-dessus du ciel une essence à laquelle est jointe l'existence '' : « Auprès de cette essence se trouve le genre de la vraie science, de la vraie justice, de la vraie sagesse. Les âmes des dieux et des hommes con-

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