Ibid., p
3. Ibld., édition H. E., t. il, p. i7G; èdilion Tauch,, t. V, p. 201.
§ 3. Distinctions établies par Platon dans l'intelligence.
Platon avait d'abord donné un seul et même nomSo^a, So^aCetv à tous les actes intellectuels qui ne s'accomplissent point par le corps *. Dans la République, il applique le nom de connaissance yvoSijLri à la contemplation des genres en eux-mêmes, et celui de croyance ôo?a à la vue des choses individuelles qui ne font que participer aux genres. Puis il fait des subdivisions dans chacun de ces deux ordres. Après avoir opposé le visible et l'intelligible opatov xat vor,Tov, il dislingue dans le visible, d'une part, les images eîxovcç, c'est-à-dire les ombres et les reflets; de l'autre les objets, comme les animaux, les plantes, les choses fabriquées par les hommes, et il fait correspondre à ces deux divisions deux étals différents de l'âme : aux images, l'imagination s'ixaaia, sorte de peinture interne des objets extérieurs, et aux animaux, aux plantes, etc., la croyance ^tigtiç, âo'^a qui affirme l'existence des objets, plus que ne le fait l'imagination, mais qui n'est pas encore une véritable connaissance 2. H distingue dans Tintelligible, d'une part, les figures géométriques, qu'il appelle des hypothèses et non des principes uTroôssetç oux ap;(aî, parce que, dit-il, les géomètres n'en rendent aucun compte, et de l'autre, ce qui n'est pas hypothétique àvuTToOsTov,, ce que chaque chose est en elle-même auTo o IcTtv IxaGVOv, le principe de tout toïï TravToç ap;^vi, les genres purs aùtà siov) au sommet desquels est le genre du bon ^ A ces deux divisions il fait correspondre deux autres états de l'âme : 1° la connaissance des choses en ellesmêmes, qui appartient à la dialectique et qu'il appelle la