PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRES I ET Iï
Danielis Wegnern 9 nobilis Prussi, de banccirujiioribm disse rtatio ; sub prœsidio D. Laurentii Banck Norcopensis Gothiphil. et j. u. d. etprofess. Frisii ; duabus disputationibus publiée, anteà discussa , jam verb in formam tract aiûs redacla ; cum ejusdem (Banck) ])rœfatione. Franekenc, 1650 \ petit in-12de 28o pages, avec tables.
Cet ouvrage est élégamment écrit-, mais il n'est pas assez exempt d'un défaut ordinaire dans les thèses, et surtout dans les thèses allemandes et hollandaises, où les digressions et les citations sont prodiguées avec un luxe qui paraît tendre surtout à démontrer que l'auteur sait beaucoup de choses. Il est divisé en treize chapitres.
A la définition de Straccha, l'auteur substitue une définition nouvelle, qui tend, comme l'a fait le droit moderne, à renfermer dans une catégorie spéciale les déconfitures des commerçants. Straccha avait dit : Decoctor est qui fortunes vitio, tel suo, vel pariim fortunée , partïm suoy non sohendo factus^ foro cessit. Wegnern dit : Bancciruptor est debitor qui^ casu culpâve, inter negotiandum, non sohendo factus est : c'est la définition que notre Code donne du failli. Il y a également beaucoup de justesse dans sa définition du commerçant, ainsi que dans les développements dont il l'a accompagnée : Negotiator accipiendus est ille qm\ ex continua mercium aliarumque rerum reciprocatione, quœstum quœrit . La partie principale de cette dissertation est un exposé fort net des dispositions du droit romain sur la matière. L'auteur y discute longuement si le droit romain, même dans son dernier état, restreignait le bénéfice de cession aux débiteurs malheureux et de bonne foi ; et il se prononce énergiquement pour l'affirmative -, mais il soutient que le commerce ne doit pas être interdit aux banqueroutiers, aux faillis.
Quoique Wegnern n'ait ni l'originalité de Straccha, sur le-
quel il s'appuie souvent, ni la même variété de documents, ni la même abondance de questions , il mérite cependant , sur cette matière spéciale, un rang honorable après lui; et il lui est supérieur par le style. Il paraît n'avoir point connu Mareschal, dont l'ouvrage est plus complet et plus méthodique que le sien.
Responsorum legalium cum decisionibus centuriœ duo ; ac mercatorum notabilia in sex titulos distributa ; auctore Francisco Rocco, jurisconsulte et advocato neapolitano, nobili civif atis liiteraruîn, nunc judice magnat curiœ vicariœ in civilibus, de or dine excell. comitis Caslrilli proregis Neapolis. Neapoli, 1655 5 2 vol. in-fol.
Les respoîisa legalia occupent la plus grande partie de ces deux volumes. Ce sont les précis de deux cents affaires choisies parmi celles que l'auteur a été chargé de défendre pendant sa longue pratique du barreau. A la suite de chacun de ces précis, dans lesquels sont nettement résumées des questions sur toutes les matières du droit, on trouve l'indication, soit de l'arrangement intervenu entre les parties, soit de la décision rendue par la juridiction devant laquelle la cause était portée. Ces décisions, dont la plupart sont datées, vont de 1624 à 1654. Celles des premières années sont de beaucoup les moins nombreuses.
Les mercatorum notabilia sont divisés en six titres, dont chacun renferme cent paragraphes. \ . De litteris cambii. 2. De mandato et complemento . 3. De societate mercatorum. 4. De navibus et naulo. 5. De assecurationibus. 6. De decoctione mercatorum. C'est une compilation de sentences et de solutions de droit presque toutes empruntées à d'autres auteurs. Le recueil en est fort bien fait et acquiert beaucoup de valeur par sa méthode, sa précision et sa netteté.