‹ Traité des faillites et banqueroutesChapitre 62 sur 162 · CODE DE COMMERCE DE · texte numérisé non relu

CODE DE COMMERCE DE

Le grand travail de codification né de la révolution française appelait inévitablement un Code de commerce.

Un arrêté des consuls, du 13 germinal an IX, établit auprès du ministre de l'intérieur une commission de sept membres chargée de concourir à la rédaction d'un projet, et nomma membres de cette commission les citovens : Gorneau, juge au tribunal d'appel à Paris; Vignon, président du tribunal de commerce; Boursier, ancien juge du commerce; Legras, jurisconsulte; Vital-Roux, négociant; Coulomb, ancien magistrat , et Mourgue , administrateur des hospices.

La commission, réunie auprès du ministre de l'intérieur Chaptal, prépara le projet, qui fut présenté aux consuls le 13 frimaire an X. Un arrêté des consuls, du 14 frimaire an X, ordonna l'impression du projet, et son envoi aux tribunaux et aux conseils de commerce.

On lit dans le discours préliminaire des auteurs du projet : « Nous avons recherché les causes qui ont rendu jusqu'à présent les faillites si ruineuses pour le commerce, et si fatales au crédit : nous avons cru reconnaître que ces causes proviennent du défaut de garantie, qui met le débiteur failli dans une indépendance dangereuse, en lui laissant la faculté d'abuser de sa situation. Les anciennes lois s'étaient bornées à prescrire au débiteur failli des formes dont l'inexécution était sans danger : la contrainte par corps était la seule

arme dont les créanciers pouvaient disposer -, elle était leur seule garantie. »

Le projet était divisé en trois livres, comprenant 485 articles. Les faillites et banqueroutes étaient réglées par les sept premiers titres du 3e livre, sous les articles 345 à 421.

Je rapporte ici la plus grande partie de ces 77 articles. Rien ne me paraît plus utile pour l'intelligence d'une législation que d'apercevoir comment ses dispositions se sont engendrées dans l'esprit du législateur. Quoique ce premier projet ait subi beaucoup de modifications, et ait même été amendé par ses auteurs, je le donne, néanmoins, préférablement aux projets subséquents, afin de mieux indiquer le point de départ de notre législation nouvelle. Locré, se plaçant à un autre point de vue, s'est abstenu de le réimprimer.

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