GG, GG
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IOO
Les nombres indiqués dans cette table, donneront une approximation suffisante pour les besoins des fabriques t
CHAUX , base terreuse, alkaline dont on fait usage dans les constructions. Le choix des pierres qui placées dans les fours à chaux et calcinées , donneront cette terre, est un objet de grande importance, mais l’habileté dans cette partie, ne s’acquère que par l’expérience. Il en est de même pour le choix de la chaux la plus convenable pour la fabrication des ciments, des mortiers j je remarquerai seulement que la chaux obtenue est d’autant meilleure que les pierres à chaux sont plus denses. La densité des bonnes pierres à chaux naturelles, varie de 2,5 à 2,7.
La chaux que l’on appelle hydraulique , est employée dans les constructions sous l'eau , parce qu’au lieu de se délayer, elle prend du corps et se durcit par son contact avec ce liquide. On recon* naîtra qu’unepierre à chaux est hydraulique, lorsqu’elle est compacte, très-dense , et que sa composition admet de o,25 à 0,00 d’argile, ce qu’il est facile de déterminer en dissolvant le carbonate de chaux à l’aide de l'acide hydrochlorique ou nitrique.
CHLORATE DE POTASSE , appelé autrefois muriate suroxigené de potasse , et que l’on obtient encore aujourd’hui en faisant passer un cou-
rant de chlore dans une solution de potasse pure ou carbonatée. Ce sel est en lames micacées d’un blanc argentin, d’une saveur fraîche, susceptible de fuser sur les charbons ardens , de faire entendre un grand nombre de coups analogues à ceux du fouet lorsqu’on le place dans un mortier et qu’on le triture avec le pilon. Ces propriétés suffisent pour le distinguer de l’acide borique, auquel il ressemble par ses caractères physiques. On en consomme aujourd’hui une quantité notable pour la fabrication des briquets dits oxigénés . Il importe donc aux fabricans de ces appareils de l’avoir aussi pur que possible. Or il peut être mélangé, i° avec de l’acide borique , 2° avec le mica d’un blanc d’argent • dans la deuxième falsification, il suffira de le dissoudre dans une certaine quantité d’eau, le mica étant insoluble restera au fond de la liqueur. La sophistication par l'acide borique présente plus de difficulté , cependant on peut alors le mêler avec un peu d’alcool, si le liquide auquel on met le feu brûle avec une flamme verte , on peut affirmer que le chlorate essayé contenait de l’acide borique.
CHIQUE LIQUIDE. Cette solution est trèsemployée dans le blanchiment. Les moyens à employer pour connaître sa pureté, étant les mêmes que ceux que l’on met en usage pour s’assurer de celle des chlorures d’oxides, et notamment des
chlorures de chaux et de soude. Je renvoie à ces mots l’énoncé de ces moyens.
CHLORURE D’ANTIMOINE , appelée vulgairement beurre d'antimoine > est cristallisable ; mais il est en général onctueux, demi-transparent, d’une couleur blanche jaunâtre, très-fusible et volatil à une température peu élevée; il est trèsdéliquescent et forme alors une solution qui se conserve; si on ajoute à cette solution un grand excès d’eau , il est décomposé, il se forme un précipité blanc en petits cristaux soyeux, tandis qu’il reste dans la solution de l’acide hydroclilorique , tenant encore un peu d’oxide d’antimoine.
Les médecins font usage du chlorure d’antimoine à l’état liquide comme un puissant escarrotique dont l’emploi racine peut être dangereux, parce qn’il est quelquefois difficile de modérer son action; le beurre d’antimoine liquide est quelquefois d’une teinte noire. Cet effet a lieu toutes les fois qu’il a été conservé dans un flacon bouché avec un liège; cette dernière substance, charbonnée par le chlorure , donne une teinte bistre au liquide- On peut s’assurer si la solution est concentrée au degré voulu pour les usages médicaux , en se rappelant qu’une once de cette solution étendue d’eau doit donner un précipité blanc pesant trois gros.
CHLORURE D’ARGENT. Ce composé, ap-r-
pelé aussi muriate d'argent, argent corne , est très-peu employé clans les arts, et jamais en médecine : on argente quelquefois les cadrans de montre, les échelles de baromètre et autres articles semblables, en les frottant avec un mélange de chlorure d'argent, de sel marin et de tartre; cette argenterie n’est pas durable , mais on peut lui donner de la solidité en chauffant et répétant l’opération jusqu’à ce que la couverte soit assez épaisse. On peut d’ailleurs s’assurer de la pureté du chlorure d’argent que l’on emploie , en mêlant une once du chlorure suspect bien desséché avec un peu de potasse; le mélange chauffé dans un creuset, doit donner un culot métallique d’argent pesant environ 6 gros. Si la quantité de métal obtenue s’éloigne sensiblement de cette quantité , on peut affirmer que le composé a été alongé par une substance insoluble étrangère.
CHLORURE D’ÉTAIN. Je ne parlerai que du composé appelé ordinairement nitro-muriate d’étain, qui constitue le mordant ordinaire des teinturiers dans les couleurs rouges, et particulièrement dans la couleur écarlate: la préparation de la liqueur d’étain est un objet très-important; chaque teinturier a sa recette. Je tiens de l’un d’eux que le meilleur moyend’obtenir une bonne liqueur d’étain est d’employer : i° l’acide nitrique à 23o ; 2° l’élain dit filé ; 3° le sel marin. D’autres ,
m’assure- 1- on, remplacent le sel marin par le sel ammoniac qui réussit également bien, mais qui ne présente d’ailleurs aucun avantage. On conçoit que dans ce mélange, une partie de l’acide nitrique réagissant sur le sel marin ou sur le sel ammoniac, dégage de l’acide muriatique qui dissout l'oxide d’étain formé par l’action de l’acide nitrique.
CHIQRUKE DE MERCURE. On distingue- en chimie et en médecine deux chlorures de mercure: i°le protochlorure, appelé vulgairement calomel^ mercure doux , est ordinairement en masses solides blanches , offrant des prismes tétraédriques , terminés par des pyramides • il est inodore, insipide, presqu’entièrement insoluble dans l’eau , l’alcool, et noircissant au contact de la lumière; 2° le deutochlorure , appelé vulgairement sublimé corrosif , cristallise en aiguilles prismatiques , a une saveur âcre, styptique, métallique et durable , est soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther. Ces deux composés sont employés en médecine , mais leur action sur nos organes est bien différente : le premier peut s’administrer jusqu'à la dose de 5o et (\o grains; le second est un des plus violens poisons du règne minéral. Il importe donc beaucoup de savoir les distinguer , ce qui est facile en se rappelant que l’un d’eux est insoluble. Dans la préparation du calomel , on forme toujours une petite quantité
de sublimé corrosif, et on lave exactement le produit pour le priver de cette substance vénéneuse. On peut d’ailleurs s’assurer par un procédé trèssimple de la pureté du calomel que l’on emploie ; il suffit de mêler le sublimé doux suspect avec un peu d^eau ; la liqueur surnageante doit être de l’eau si le composé est pur, tandis que cette eau contient du sublimé corrosif, c’est-à-dire précipite ennoir, par l’addition de quelques gouttes d’hydrosulfate de potasse , si elle renferme la plus petite quantité de sublimé corrosif. Ce dernier produit , qui s’emploie en médecine à très-petites doses, est rarement falsifié par d’autres sels - la propriété qu’il possède d’être soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther, serait dans le doute un moyen très-simple de s’assurer de sa pureté • les sels étrangers avec lesquels on pourrait l’alonger sont toujours insolubles dans l’un des trois liquides dont je viens de parler ( 1).
CHLORURES D’OXIDES. Le chlore est susceptible de combinaison avec les combustibles simples j les composés, chlorures , qu’il forme ont des propriétés tout-à-fait différentes des compo-
(i) J’aurais pu indiquer ici les chlorures de Barium , de Sodium, mais ces composés étant presque toujours désignés sous les noms d’hydrocldorates de barite, de soude ; je renvoie à ces derniers mots les remarques que j’ai à faire sur ces substances.
sans : ainsi le chlorure de soflium ( sel marin) t le chlorure de calcium, etc., diffèrent essentiellement des élémens chlore, sodium, calcium, etc. Ce fait n’est point particulier au chlore, puisqu’on le remarque dans presque toutes les combinaisons chimiques; l’acide sulfurique diffère de ses élémens, soufre, oxigène^je le rappelle dans cet article, parce que l’on confond assez souvent les chlorures binaires avec les chlorures ternaires , formés par l’union du chlore avec les terres alcalines y les alkalis, quelques oxides métalliques • on peut les distinguer : i° par le nom de chlorure ternaire , 2° par les propriétés qu’ils ont, propriétés qui sont toujours analogues à celles qui singularisent le9 élémens dont ils sont formés j ainsi les chlorures de chaux, de potasse, de soude, i° décolorent les liqueurs à la manière du chlore j 2° ramènent au bleu (s’ils sont ajoutés en très-petite quantité , pour ne pas détruire la couleur ) la teinture de tournesol rougie par un acide. Tous les chlorures d’oxides ne présentant pas la même importance, on doit particulièrement connaître les chlorures dont je viens de parler ; ils méritent une attention particulière, à raison des objets d’utilité auxquels on en a appliqué l’usage.
Les chlorures d’oxides étant employés pour blanchir et pour désinfecter, et les propriétés qu’ils ont dans ces deux opérations étant dues au chlore qu’ils renferment , la valeur d’un chlorure s’éva-
luera toujours parla quantité de chlore qu’il présentera* si le chlorure est solide , on pourra employer:!0 le moyen donné par M. Gay-Lussac (je l’indiquerai plus bas ) 3 2° le moyen proposé par le professeur Thomson (je développerai ce dernier procédé en traitant du chlorure de chaux, parce que c’est le seul chlorure employé auquel ce moyen soit applicable).
Le moyen donné par M. Gay- Lussac est fondé sur la décoloration d’une liqueur colorée : plus le chlorure sera riche, et plus il décolorera de la liqueur d’épreuve 3 mais il était nécessaire de donner un procédé pratique, simple et commode, pour évaluer ces quantités 3 M. Gay-Lussac y est parvenu en se servant de plusieurs instrumens analogues à ceux dont a fait usage Descroisilles pour l’estimation des alcalis. Le premier objet à remplir était de faire une liqueur colorée d’épreuve : l’indigo dissous dans l’acide sulfurique ( sulfate d’indigo) constitue celte liqueur 3 mais si l’on fait attention que tous les indigos ne sont pas identiques , on concevra facilement qu'il ne serait pas suffisant de donner le poids d’indigo et la quantité de dissolvant. Pour obtenir une liqueur toujours identique , on prend un indigo quelconque , on le dissout, et on s’arrange de telle sorte , qu’un volume de solution de chlore décolore dix volumes de la solution d’indigo 3 on parvient à ce résultat en remarquant que, d’après
les recherches de M. Gay- Lussac , 4,908 grammes de cldorure de cliaux bien saturé et dissous daus un demi-litre d'eau , contiennent un demi-litre en volume de chlore, c’est-à-dire que celte solution marque io° au chloromètre : mais on doit en outre remarquer qu’il faut un essai préparatoire, parce que lorsque lescirconslances ne sont pas les mêmes, on arrive presque toujours à des résultats différens ; i 0 en versant la solution chlorique dans la solution d’indigo , il y aurait beaucoup moins de matière colorante détruite qu’en opérant d’une manière inverse; 2° en faisant. Plus on met de temps à verser l’indigo dans la solution de chlore, moins il y a de décoloration , et réciproquement ; 3» le résultat varie même avec la quantité d’eau : ainsi deux dissolutions d indigo et de chlorure de chaux furent préparées telles, qu’en mêlant deux mesures égales de chacune d’elles , la décoloration de la dissolution d’indigo était complète; la dissolution de chlorure de chaux ayant été ensuite étendue avec diverses proportions d’eau , on reconnut que
le mélange de
/ Une mesure t
1 de solution de! décolorait i mesure : chlorure, t de solution d’indi ( Unemes. d’eau /
le mélange de
( Une mesure ) de solution de 1 chlorure ,
\ 3 mes, d’eau,
décolorait i mesure 1 L j de solution d’indigo.
r Une mesure
, r> , idesolut. d’inle melanee de<
digo;
7 mes. d’eau.
On doit donc se tenir , pour les quantités d’eau, exactement dans les limites indiquées par M. Gay- Lussac, et l’expérience a démontre que la meilleure règle à suivre pour obtenir des résultats comparables , est de verser subitement dans le chlorure toute la quantité d’indigo qu’on présume pouvoir être décolorée • mais on doit auparavant avoir cherché, par un essai approximatif, quelle est la quantité de la solution d’indigo qu’on présume pouvoir être décolorée , et il faut que cet essai se fasse aussi rapidement que possible, sans outrepasser le point de saturation. Cette donnée acquise , on verse brusquement, l’une dans l’autre , les mèmesproportionsde dissolution, et l’on ajoute, goutte à goutte , la quantité d’indigo nécessaire pour achever la saturation.
La liqueur colorante obtenue , rien de plus facile que de faire l'essai, en se rappelant que le chlorure le mieux saturé marque io° , c’est-à-dire décolore io volumes de la solution. On prend le chlorure à essayer , on en pèse 4,908 grammes que 1 on dissout avec beaucoup de soin dans un demi-litre deau* et par un essai préparatoire, 011 examine avec un tube gradué combien un volume de cette solution décolore de volumes d’indigo. Admettons que ce soit quatre volumes, on fera
I décolorait i mesure 2/$ ( de solution d’indigo.
une deuxième expérience , et on versera dans Je tube gradué un volume de la solution chlorique et quatre volumes de la solution d’indigo ; puis on ajoutera quelques gouttes pour achever la saturation ; admettons qu’il en faille encore un dixième de volume , on dira que le chlorure était à 40?1 » c’est-à-dire un peu moins que moitié en force d’un chlorure bien saturé. Cette détermination, qui est applicable à tous les chlorures d’oxides, est importante pour l’acheteur , non-seulement afin qu’il ne soit pas trompé en faisant l’acquisition d’un chlorure qui contiendrait un grand excès de chaux, mais encore pour mesurer la force du chlorure employé dans le blanchiment. Je renvoie , pour de plus amples détails, à l’article chloromètre du nouveau dictionnaire technologique, tom. v , pag. 218 et suivantes. Je rappelerai seulement que M. Gay-Lussac a fait exécuter une suite de petits instrumens propres à faciliter la pratique de ces essais ; on les trouve chez M. Robiquet, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois n° 5.
Parmi les chlorures d’oxides, j’ai dit qu’il en existait trois qui , par leur emploi dans les arts , méritaient un examen particulier; ce sont: i° le chlorure de chaux , 20 le chlorure de potasse ; 3° le chlorure de soude.
CESORUELE SE CHAUX» On prépare ce produit qui se trouve aujourd’hui dans le coin-
merce à l’état d’une poudre sèclie , en faisant passer un courant de chlore à travers de la chaux éteinte, jusqu’à ce que cette dernière refuse d’en absorber davantage ; pendant cette operation , il est nécessaire de maintenir, la chaux à une basse températurejon yparvient en entourant d’eau froide que l’on renouvelle , les vases de plomb dans lesquels la poudre se prépare. Si l’on néglige de faire absorber ainsi la chaleur , elle s'accumule peu à peu et à une certaine température l’eau de l’hydrate de chaux se décompose, et au lieu de chlorure de chaux, on obtient de l’hydroehlorate de chaux en même temps qu’il se dégage de l’oxigène ; il est même impossible d’éviter complètement cette décomposition , et les chlorures de chaux du commerce renferment toujours une proportion plus ou moins forte d’hydrochlorate de chaux.
Le chlorure de chaux récemment préparé est parfaitement sec au toucher j il est blanc , a une odeur particulière ayant quelque rapport avec celle du chlore , mais moins malfaisante j sa saveur est chaude et alcaline, ce qui est dû à la chaux non combinée que la poudre contient toujours; la saveur de sa dissolution dans l’eau est astringente et très-analogue à celle du chlore lui-même. Ce chlorure ne se dissout qu’eu partie dans l’eau ; il reste une quantité de chaux qui varie en raison du soin qu’on a mis à le préparer, mais toujours elle
est considérable. ( Voyez plus bas le chlorure de chaux liquide. )
Le chlorure de chaux en poudre, à l’état de pureté et de saturation parfaites, est composé de
2 atomes de chaux Ç 2atom. de chaux 2X28—5G hydratée ( 2 atomes d’eau '.i)( 9=18 1 atome de chlore i X36rr56
donc 1 10 parties de chlorure de chaux bien saturé, contiennent 56 parties en poids de chlore : ce résultat s’accorde avec celui que j’ai cité plus haut, et qui est dû à M. Gay-Lussac ; suivant ce chimiste ,
4,958 grammes de chlorure de chaux , bien saturé, donnent un demi-litre de chlore ; or, un litre d’air pèse 1,207 grammes; ( le chlore pesant 2,5 ) un litre de chlore pèsera 2,5X 1 ,207^0,0 1 7 grain. , donc un demi-litre de chlorure gazeux pèse :-2~-zr:i,5o8; conséquemment 4,938 grain, de chlorure de chaux, bien saturé., donnent en poids i,5o8 dechlore.
1 idem i,5o8
l 'o idem 1 îoX» ,5o8—33,8
(1) Je renvoie pour l’explication de ces calculs au Traité de Chimie qui fait partie de cette collection , échelle synoptique, pages 46 et suivantes.
La théorie donne 36 et la pratique 33,8 (le chlore dans 1 10 de chlorure ; la différence est trcs-faible.
Le chlorure de chaux , tel que je viens de l’examiner, ne se trouve jamais dans le commerce ; celui qui est préparé par les meilleurs fabricans contient toujours: i° de l’hydroclilorate de chaux; 2° de la chaux non combinée au chlore : la quantité du premier de ces composés est d’autant plus considérable que le chlorure est plus ancien ; aussi ce composé perd-il, après un certain temps, la faculté de blanchir; et, toutes choses égales , celui qui est le plus récent mérite la préférence. Celui que l’on trouve dans le commerce est ordinairement dans les limites suivantes :
Bonne qualité.
Chlorure de chaux 4° à 45 parties.
Eau , chaux non combinée, hydrochlorate de chaux , 6o à 55 id.
Ce chlorure marque de 4° 5 4°, 5 au chloromèlre.
Qualité très -médiocre.
Chlorure de chaux 9.5 à 3o parties.
Eau , chaux non combinée, hy.
drochlorate de chaux , 75 à 70 id.
Ce chlorure marque de 2°, 5 à 3° au chloromètre.
Le procédé d'estimation que j’ai donné au commencement de cet article, est applicable au chlorure de chaux ; cependant il en existe un autre qui est fondé sur la propriété que possède le chlorure de chaux , chauffé à environ 3i6° , de donner du gaz oxigène dont le volume est la moitié de
celui du chlore que contenait le chlorure ; cette propriété s’explique facilement. Nous avons vu que x jo de chlorure contiennent 56 de chlore ; ce dernier gaz demande 1 d’hydrogène pour se constituer à l’état d’acide hydrochlorique . et conséquemment dégage 8 d’oxigène ; or,
36 (poids du chlore) divisés par 2,5 (densité du chl.) donne, le vol. ^=i4»4
8 (poids del’oxig.) div. par 1,108 (densité de l’oxig. donnent le vol. 7,2
donc le volume du chlore dans un chlorure , doit être le double du volume d’oxigène dégagé pour la transformation du chlorure en livdrochlorate :
aussi, le professeur Thomson a adopté pourl’ana- Jyse de la poudre, la méthode suivante. Il expose un poids donné de la poudre (par exemple, 4,938 grammes ) à une chaleur d’environ 5x6° centigrades, dans une cornue communiquant à une cuve pneumatique* il reçoit le gaz oxigène dégagé , dans une cloche graduée ; la perle du poids qu’éprouve la poudre , moins le poids de l’oxigène dégagé , donne le poids de l’eau contenue dans le chlorure : si le volume du gaz oxigène dégagé est par exemple de i/8 de litre, on en conclut que le volume du chlore était de 1/4 de litre; le chlore essayé sera la moitié en force d'un chlorure pur, ou marquera 5° au chloromètre.
Pu chlorure de chaux liquide. Lorsqu’on dissout le chlorure de chaux dans l’eau, la moitié de
la chaux se sépare , de sorte que la dissolution de 1 1 o parties de chlorure pur et en poudre, contient
Hydrate de chaux. 57 parties.
Chlore. ... 56
On peut dans certaines circonstances, par exemple, dans l’emploi de cette solution en médecine, se contenter d’apprécier la force d’un chlorure liquide par le degré aréométrique qu’indique sa solution. Si cette solution est faite à froid , i» avec un chlorure en poudre de bonne qualité , 2o avec le moins d’eau possible , puis ensuite filtrée , elle marque i°,5 à l’aréomètre. Le tableau suivant donnera les différences de degrés pour des additions variées d’eau.
Solution de chlorure de chaux du ^fè^lleVaci- Commerce. desdeBaumc.
Solution de chlorure de chaux du commerce , faite à 6otf C. , et trouble. 5u
Solution de chlorure de chaux du commerce, faite à io° C. , et trouble. a
Solution h 6o° C. filtrée 3,5
Solution à io° C. filtrée i,5
Mélanges d’eau et de solution de chlorure de
chaux à 6o° et filtrée.
24 parties
en poids de solution
part, d’eau
id.
id.
id.
id.
id.
fi
id.
id.
id.
id.
id.
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id.
id.
id.
id.
La table précédente donnera les moyens de calculer la foi'ce d’un chlorure de chaux liquide , avec une exactitude, sinon rigoureuse , au moins sulfisante pour les besoins du commerce; ainsi une solution de chlorure de chaux qui marque 2° à l’aréomètre des acides de Baumé , est composé sensiblement de douze parties de solution saturée, et de sept parties d’eau.
CHLORURE DE POTASSE. Ce chlorure est toujours liquide, et est connu depuis long-temps dans l’art du blanchiment sous le nom d'eau de javelle. On peut calculer la force décolorante de l’eau de javelle, par le procédé que j’ai indiqué au commencement de cet article; mais pour les besoins du commerce, la table suivante, que j’ai calculée avec autant deprécision que possible , en me servant de l’aréomètre des acides de Baumé , pourra , je pense /être de quelque utilité.
Mélange d’eau de javelle du commerce , avec diverses proportions d’eau.
Degrés à l’aréomètre des acides de Baume".
Eau de javelle forte du commerce i8°
32 parties d’eau de javelle
parties d’eau
id.
id.
id.
id.
id.
id.
/ * id.
id.
id.
id.
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iL9
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id.
id.
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id.
id.
id.
CHLORURE DE SOUDE ou D’OXIDE DE
SODIUM. On a fait usage , dans ces derniers temps, du chlorure de soude ou d’oxide de sodium : ce composé a été préconisé en médecine comme remplaçant avec avantage le chlorure de chaux. La table suivante indiquera les degrés à l’aréomètre de diverses solutions de ce chlorure.
Degrés à l’ai comètre des acides de Baumé.
Mélange de chlorure d’oxide de sodium et d’eau.
Chlorure de soude du commerce
id.