PRÉFACE. VU
ses formes même les plus graves, sans que Ton puisse y découvrir aucune condition locale méritant le nom de palustre,
C*est pourquoi le terme intoxication telhirique nous semble préférable au terme intoxication palustre^ qui ne rappelle qu'une des conditions d'action toxique du sol.
Il est en rapport plus logique avec l'immense développement, à la surface du globe, de ces affections dont l'apparition n'est subordonnée :
1** Ni à l'existence de foyers marécageux, dans la zone tropicale surtout, où le sol est assez riche et assez échaufiTé par le soleil, pour suffire à la production du miasme fébrigène le plus énergique ;
2** Ni aux conditions géologiques locales, puisque ces fièvres peuvent apparaître sur des terrains de formations très-diverses ;
3"* Ni enfin à la distribution géographique de certaines plantes, puisque les plus grandes différences peuvent exister entre les espèces végétales de régions également atteintes.
La valeur de cette appellation nous semble confirmée encore par la nature des mesures prophylactiques à opposer soit aux atteintes, soit au développement de la malaria.
Contre ses atteintes, l'éloignement du sol constitue la plus efficace comme la plus naturelle de ces mesures, et il