‹ Traité des fièvres intermittentes (volume 2)Chapitre 47 sur 87 · ANTÉCÉDENTS DU MALADE · texte numérisé non relu

ANTÉCÉDENTS DU MALADE

pte delà valeur de ces formes cliniques essentiellement Peintes comme nous l'avons dit plus haut déjà (voir « 201 et suivantes), et pour s'être exagéré Timportance t périodicité, qu'on a si abusivement donné le nom de 3s pernicieuses à des accès d'épilepsie, d'asthme, de >e, affections qui ont si peu d'affinité, les deux dernières ut, avec les types pernicieux reconnus par Torti et ceux ttt observé depuis aux Indes et dans nos colonies?

§ 4. — Valeur des antéeéilents du malade.

►Xiblîons pas enfin quel'accès pernicièuxest extrêmement L'^emblée, qu'il y a une prédisposition habituelle presttdispensable constituée par le fait d'accès antérieurs : •'^e fois que nous avons pu obtenir des renseignements ^s antécédents, toujours les malades ont rappelé un îse précurseur, des fièvres intermittentes survenues lois ou quinze jours auparavant ; dans la plupart des qu'on a rapportés d'accès pernicieux d'emblée, il probable que le premier chaînon avait passé inau (1). » Là-même oîi le miasme, par sa puissance, peut 3er avec l'intensité de la foudre, dans les pays tropi- , <c les fièvres pernicieuses les plus aiguës sont ordinaient précédées par un accès (2). »

a voit combien nous insistons sur l'importance de ces litions qui, étrangères à l'évolution clinique de l'accès lîjcieux lui-même, sur lequel nous n'avons pas à revenir t), doivent cependant inspirer ou dissiper les doutes du ecin sur sa nature. En prouvant que les affections tellues ont à la surface du globe des limites bien moins

Haspel, loc. cit.. t. II, p. 304.

Laare, Maladies de la Guyane^ p. 10.

Voir chapitre des Symptômes ; nous ne pouvons ici en répéter l'énumé-

I pour le diagnostic clinique de chacune de ces formes.

:h8 diagnostic.

restreintes que celles des marais qu'on y rencontre, dobi avons pu faire supposer que nous serions par là mtaedtt^ posés à agrandir démesurément le cadre de ces affecdoo»; ce danger était facile à éviter ; car, en somme, malgré leur diffusion dans les régions les plus sèches en apparence, ces J maladies existeront toujours à leur maximum de fréquence dans les zones marécageuses, et ce qu'auront vu les observateurs sur ce dernier théâtre ne sera dépassé ni comnie nombre ni comme variété, dans les autres pays.

En parlant du type des fièvres pernicieuses, et en insistant sur leur tendance trop peu connue à la continuité, nous avons exprimé déjà notre opinion sur Terreur de ceux qui donnent ce nom à tout accident mortel assujetti à une périodicité quelconque. Devant des accidents de ce genre, administrez le sulfate de quinine^ vous avez raison ; de tous les médicaments efficaces il est le moins dangereux, et noos* même nous nous ferions un crime d'hésiter à employer ce remède; mais, quelle que soit Fissuede l'aflection, n'en concluez pas absolument que vous avez guéri ou perdu an malade atteint d'accès pernicieux.

Ne donnez pas non plus le nom d'accès peroicieux à toute aflection entraînant rapidement la mort, comme on le feil trop souvent pour certaines maladies encore peu connues.

Voici deux faits que j'ai observés à Rome même, dans un pays où certainement il y avait lieu à croire à des accès de ce genre, et où cependant un semblable diagnostic e4t été une erreur :

Obs. XXVI. — Ictère , grave, mort. — Givaudan, fusilier au 50'de ligne, en Italie depuis six ans, est apporté le 30 août 1864 à Thôpital militaire de Saint-André. Depuis deux jours, ce malade a ceaé tout service ; il se plaint de céphalalgie, de vomissements, pr^enie* «ne coloration générale subictérique ; quelques heures après son entrée, frisson intense et douleur violente à Tépigastre.

A la contre- visite, rtîaction peu marquée, pouls petit, stupeur; quelques mouvemenls convulsifs auraient eu lieu dans la matinée.

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