IMPORTANCE DE U MÉDICATION SPÉCIFIQUE
I brusques et si passagers que la médicatioa elle-même en devra être rapide, aussi instantanée que possible ; que chez I d'autres le poison tellurique entraîne au contraire des altë- ^ rations profondes, persistantes, exigeant une série de moyens ^ à action lente et prolongée comme la maladie elle-même. H . Il est vrai qu'un agent merveilleux s'est rencontré, Técorcc ^da Pérou qui, par son influence sur ces états si différents, in semble prouver que toutes ces maladies relèvent d'une ,^{iiiême médication, comme l'indique leur dénomination njghabituelle : fièvres à quinquina.
gt Mais encore cet agent se décomposera-t-il dans son appliijication thérapeutique et lui empruntera-t-on plus spécialeil^ent tel ou tel de ses produits, de ses dérivés, suivant le j^gfenre de manifestation à combattre. Et, dans chacun de ces gjjfias aussi, varieront les moyens auxiliaires qui devront secou- ,j^r Taction du médicament principal.
Après avoir étudié dans ce premier article la valeur de la ilmédication spécifique et des substances proposées comme i^ccédanées du quinquina, nous décrirons les modes -à ^ivre dans le traitement des fièvres simples, des fièvres gpemicieuses, et enfin dans celui de l'intoxication chro- ^nique.
2® Importance de la médication spécifique.
§jB quinquina et ses dérivés possèdent contre les affections telluriques ans ' efficacité spéciale qui ne ressemble en rien à leur action sur les autres ma-
^ ladies. — Cette puissance du spécifique ne doit pas Taire rejeter certaines
^ indications accessoires.
a L'histoire des maladies paludéennes était plus avancée ^ sousMorton,Torti,qu*ilya trente-cinqans; PineletBrousrfi^« sais avaient arraché cette grande page de la nosologie^ ^a Depuis quelques années, elle y a été replacée, et nous
(( le devons surtout à notre conquête de TAlgérie (1). » II fallait, pour revenir au progrès et continuer l'œuvre de Torti, faire tomber le préjugé du type périodique imposé par les classificateurs du commencement de ce siècle, et c'est par les succès d'un traitement identique que l'on devait nonseulement reconstituer la famille des affections palustres, mais y faire rentrer presque toute la pathologie des climats tropicaux.
Bien que disciple de Broussais, M. Maillot a eu l'immense mérite, au moment où dominait la doctrine physiologique, et oîi lui-même regardait les fièvres comme des irritations cérébro-spinales, d'inaugurer en Algérie le traitement spécifique de la pseudo-continue, de cette afifection dont les allures diffèrent pourtant si profondément de celles des fièvres périodiques, et dont le nom de gastro-céphalite, qui en indique admirablement l'appareil èymptomatique, établissait en outre à cette époque la nature inflammatoire et la localisation.
Le quinquina, malgré ses merveilleuses propriétés, s'est toujours imposé avec difficulté à la pratique qui en a redouté souvent la prétendue action irritante. Baglivi a lutté contre son introduction dans la thérapeutique des fièvres de Rome (2). Ramazzini, cet émule si digne pourtant deTorti, soulevait l'opinion médicale contre l'application du quinquina au traitement des pernicieuses solitaires (nos subcontinues). Sydenham lui-même, qui a fondé l'une des méthodes d'administration de ce médicament, le plaçait bien après la saignée comme. remède à opposer à la plupart des fièvres (3).
(1) Trousseau et Pidoux, Traité de thérapeutique et de matière tnidicak t. Il, p 445.
(2) Et le Tameux mot de Bnglivi • Romœ scribo et in aère roinaDO»,ett une des bases de l'argumentation du célèbre médecin romain contre le quinquina.
(3) Au siècle dernier^ Lind, que sa carrière avait bien mieux initié que