‹ Traité des fièvres intermittentesChapitre 26 sur 97 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

En somme , dans la Campagne romaine, la malaria naît de partout, et n’a pas de foyer spécialement limité, palustre ou non.

Elle tire son origine de la richesse d’un sol anciennement couvert de forêts ou de champs cultivés, qu’ont aujourd’hui remplacés des pâturages insuffisants pour en épuiser la puissance végétative.

La chaleur est indispensable au développement des fièvres telluriques ; elle en modifie les formes, elle en accélère l’explosion ; mais elle ne les produit pas à elle seule.

La répartition de la malaria dans toute la campagne explique l’insalubrité de Rome sur tous les points de sa circonférence.

(t) Il s’est trouvé en tout temps des hommes qui, bien que reconnaissant les propriétés malfaisantes de l’atmosphère de la Campagne romaine, ont osé prétendre qu’elles ne relevaient que de causes banales, et pouvaient être combattues comme partout par les simples règles d’hygiène applicables aux pays les plus salubres ; tel est l’optimisme de l’auteur anonyme d’un curieux hexastique, gravé dans une église de Rome (à Santa Maria sopra Minerva).

Enecat iusolitos residcntes pessimus aer Romanus ; solitos non bcnè gratus liabet.

Hic tu quo vivas, lux septima det medicinam, î. Absit odor fœdus, sit que labor levior.

Pelle famem, frigus; fructus, femurque relinquc.

Nec placcat gclido fonte levare sitim.

ÉTIOLOGIE.

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