L. Colin, Fièvres
SYMPTOMES
sur le foie, et lui attribuer ainsi une influence absolue sur le développement des phénomènes bilieux. Nous ne pouvons donc admettre que la météorologie des pays chauds ait, sur la production de l’accès ictérique, une influence aussi considérable que celle qui lui est attribuée par notre savant confrère, M. Dutroulau (1) ; nous le croyons d’autant moins que, si la chaleur était une cause essentielle de cette forme, les premières victimes seraient les nouveaux venus, qui ne sont pas habitués aux chaleurs tropicales (2). Plus
(1) Dutroulau, loc. cit., p. 3-i 2.
(2) Si l’ictère simple est plus fréquent dans les pays chauds que dans les pays froids, si dans nos climats nousle voyons plus souventeu été qu’en hiver, il ne faut pas en conclure à une influence identiquede la chaleur sur les fièvres graves bilieuses qui sont tout autre chose que l’ictère. Celles-ci se rapportent bien plutôt à des causes débilitantes, soit la misère, soit l’infection considérée d’une manière générale: ainsi la typhoïde bilieuse d’Égypte se développe surtout chez les pauvres, et non pendant l’été ; c’est en automne et au printemps que Griesinger l’a le plus fréquemment observée (/oc. cit., p. 353); ainsi encore la fièvre à rechutes (relapsing fever), cette affection bilieuse par excellence, loin de se développer dans la zone la plus chaude de notre Europe, frappe les classes misérables de l’Angleterre, de la Russie, delà Silésie; la bilieuse hémorrhagique, observée à Civita-Vecchia, par Fritsch dit Lang, s’y est développée, non en été, mais pendant les mois les plus froids, en décembre et en janvier.
Les affections bilieuses observées en France par MM. Laveran ( Épidémie de la caserne de Lourcine en 18C5, in Recueil de mémoires de méd. mil., ] SGG), Worms [Epidémie de la garnison de Saint-Cloud, même Recueil , 1865), Carville ( épidémie de la maison centrale de Gaillon, in Archives gèn. de médecine, 1864), ont fait explosion dans des conditions d’infection locale.
Le typhus il rechute (identique au relapsing fever d’Angleterre, où l’élément bilieux est si prononcé) éclate en Algérie, dans le pénitencier d’Ain el -Bey, non pas sous l’influence de la chaleur, mais sous l’influence des conditions d’encombrement et d’infection propres à la vie des prisons; c'est évidemment par l’action de ces deux mêmes causes que s’est développée dans ces derniers temps cette même affection dans certains ateliers de l’ile Bourbon (voir Archives de médecine navale , t. V et VI). Comme notre savant ami, M. Jules Arnould, historien du typhus il rechutes d’Aïn-el-Bey t Archives générales de médecine, 1861), nous pensons que la biliosité est une phénomênisation banale [loc. cit., p. 42), capable de compliquer des maladies bien différentes; mais ces maladies relèvent presque toujours d’un empoisonnement, soit par des matières animales en décomposition (infection purulente, infection putride comme
spéciale aux anciens résidents des pays à fièvres, la pernicieuse ictérique compliquera donc surtout les fièvres intermittentes nettement périodiques dont ces individus sont plus particulièrement atteints ; ce n’est, qu’autant qu’on se rapprochera de l’équateur, c’est-à-dire des régions où la rémittence et la continuité absorbent presque entièrement les manifestations fébriles, que cette pernicieuse subira, elle aussi, cette loi générale, en prenant le type continu. C’est pour cela qu’intermittente à Madagascar, à la limite des tropiques, elle est rémittente ou continue aux Antilles (1), rémittente encore ou continue aux Indes orientales (2).
Au point de vue symptomatique, ce n’est que dans les pays chauds qu’on observe fréquemment dans cette forme les hémorrhagies rénales (bilieuse hématurique de Barthélemy Benoît), les vomissements noirs (3), les noyaux pulmonaires apoplectiques avec hémorrhagies bronchiques (4). Le degré auquel arrive l’intoxication dans ces pays, les prédispositions morbides du foie et des reins, et la continuité du mouvement fébrile peuvent expliquer une semblable gravité ; dans nos contrées les tendances hémorrhagiques s’accusent d’habitude simplement par des éruptions pétéchiales et des épistaxis.
On verra cependant, dans l’observation suivante recueillie à Rome, presque tous les accidents constatés dans les pays chauds; au danger présenté par les hémorrhagies durant le décours de la fièvre, on voit se joindre ultérieure-
dans l’épidémie de rémittente bilieuse de la caserne de Lourcine en I8C5), soit par l’influence tellurique (intoxication palustre à son degré le plus élevé, connue dans la bilieuse hématurique des Antilles); et la chaleur n’intervient guère que pour féconder la puissance toxique de ces agents morbides.
(1) Dutroulau, loc. cit., p. 317.
(2) Annesley, loc. cil., p. 520 et 530, et lUorchead, Clinical Rcscarches, p. «3 et 98.
(3) Annesley, loc. cil. , p. 528.
10 Moiehead, Clinical liesearches, p. 98.
SYMPTOMES
ment des accidents très-graves de suppuration par foyers multiples, nouvel indice de la nature infectieuse de cette forme morbide.
On remarquera de plus que, suivant la règle, ce malade était un ancien fébricitant, admis 5 fois déjà à l’hôpital, et atteint d’anémie palustre.
Obs. XVI. — Fièvre rémittente pernicieuse ictérique ; guérison. — Chartier, canonnier conducteur au 10e régiment d’artillerie, en Italie depuis deux ans, caserné au palais Barberini, entré cinq fois déjà aux hôpitaux de Home pour fièvre d’accès, est apporté le 17 juillet 1804 dans mon service à Saint-André. Il a éprouvé la veille quelques frissons qui se sont reproduits à plusieurs reprises dans la journée; la nuit a été fort agitée, et, au moment de noire visite (17 juillet), nous constatons une anxiété extrême que le malade rapporte à une sensation de conslriclion à l’épigastre, une céphalalgie intense; la figure est ronge, violacée, le pouls large et fréquent, la soif extrême, et pourtant le malade ressent encore vaguement les frissons qu’il éprouvait déjà la veille. — Prescription : Potion avec 2 grammes d’ipéca, lavement laudanisé avec 2 grammes de sulfate de quinine.
Le soir, à la contre-visite, le mouvement fébrile est plus marqué encore ; il y a eu des selles et des vomissements bilieux abondants ; à travers les conjonctives injectées de sang on distingue une coloration jaunâtre des sclérotiques ; la dyspnée est intense, le malade accuse de violentes douleurs aux hypochondres. — Prescription : Eau de Sedlilz, potion antispasmodique à prendre pendant la nuit.
Le 18 juillet. Une épistaxis abondante, qui a nécessité quelques applications vinaigrées, a eu lieu la veille au soir, et peu d’instants après le malade a éprouvé un violent frisson qui a duré jusqu’au matin; vomissements bilieux continuels, avec douleurs violentes aux hypochondres ; teinte ictérique très-prononcée ; urines rares, chargées de pigment biliaire, sans albumine. (Potion avec eau de Hubel, 4 grammes; lavement laudanisé avec 2 grammes de sulfate de quinine.)
Le 19. La veille au soir le malade a éprouvé trois épistaxis, dont la dernière a nécessité le tamponnement ; diminution notable du mouvement fébrile; persistance de la douleur aux hypochondres; un peu d’augmentation verticale de la matité hépatique; expectoration sanguinolente, fluide, submatité et râles sous-crépitanls aux deux bases.
Le même jour, à la contre-visite, nous trouvons le malade fatigué par des vomissements incessants de matières noirâtres, où ce-
pendant nous ne pouvons constater la présence de globules sanguins; ces efforts ont entraîné une nouvelle hémorrhagie nasale, et nous découvrons sur les flancs et la partie supérieure des cuisses une éruption pétéchiale extrêmement discrète. L’atfaissement est extrême, la température delà peau presque normale, le pouls rapide, vibrant. — Prescription : Glace, potion avec 2 grammes de perchlorure de Ter, à prendre alternativement avec une potion antispasmodique, sinapismes et ventouses sèches sur le thorax.
Le 20 juillet. Le malade a rempli deux crachoirs de sang noirâtre, peu aéré, rendu cependant à la suite de toux ; les vomissements ont cessé, ainsi que les épistaxis ; depuis la veille au matin les urines sont supprimées, et une sonde introduite dans la vessie en ramène à peine quelques gouttes, où nous ne constatons ni sang ni albumine. Respiration un peu plus facile que la veille.
Le 21 juillet. Amélioration notable; on donne au malade quelques aliments dans la journée ; la convalescence, interrompue à plusieurs reprises par de vastes abcès qui se forment successivement à la région parotidienne gauche (ouvert le 31 juillet), à la région lombaire (ouvert le 10 août), et enfin au mollèl droit (ouvert le 12 août), se prononce lentement, et le malade, encore extrêmement faible, est renvoyé en France au mois de septembre.
7° Fièvre pernicieuse diaphor étique (sudorale).
Cette forme m’a semblé extrêmement rare ; je n’en ai observé que deux cas, et dans chacun j’ai été frappé autant de l’algidité, qui certainement était le fait dominant, que de l’abondance des sueurs (1).
Gomme l’a remarqué Torti qui faillit succomber luimême à une fièvre sudorale, cette affection est, de toutes les pernicieuses, celle dont l’apparition trahit le plus la
conüance et du médecin et du malade ; ici le fait grave, la
(1) La réunion de res deux symptômes, algiditô et sueurs profuses, est admirablement exprimée par Torti : « Sudat perpetuo ægrotuns, et définit undequaque frigido sudore perfusus ; sicque perpetuo algcns et sudans, sicut cera liquatur, dissolvitur et déficit. » ( T/ierap . spec., lib. III, cap. i.) Aussi Torti avouc-t-il lui même l’embarras que l’on peut éprouver parfois A classer une affection de ce genre, à en faire une algide plutôt qu'une diapliorétique. (Voir liv. IV, cb. it, l’observation 9me, commençant par ces mots révélant bien une pareille incertitude : « Ambigo, utrum ad algidas, an potius ad diaphoreticas referam febrim, etc. »)
SYMPTOMES
sueur profuse, n’apparaît qu’au moment où, un accès fébrile ayant accompli régulièrement ses trois stades, on se croit à l’abri detoutdanger actuel, en se félicitant de l’apparition des sueurs (1); aussi la fièvre sudorale est-elle de toutes la plus trompeuse [fraudai entior) (2) ; elle consiste dans la prolongation indéfinie, jusqu’à collapsus complet, du stade sudoral.
Elle s’attaque de préférence aux individus arrivés à un certain degré de cachexie, et ne semble avoir aucun rapport avec la température extérieure, car elle apparaît plutôt en automne que pendant les chaleurs de l’été.
Voici un des exemples que nous en avons observés.
Obs. XVII. — Fièvre intermittente tierce. Accès pernicieux sudoral. — Gieulles, grenadier au 71e de ligne, en Italie depuis quatre ans, entre deux fois à l’hôpital de Velletri pendant l’été de ISü4 pour lièvre tierce.
Atteint une troisième fois, il est évacué sur Rome et placé dans notre service de Saint-André (n° 109), le 12 septembre 1864.
Le 15 septembre suivant, au moment de notre contre-visite, ce malade est atteint d’un accès de fièvre, le premier depuis sa rentrée à Rome; il en est au stade de frisson, et se plaint surtout de céphalalgie.
Le lendemain nous apprenons que Gieulles, s’étant levé pendant la nuit, a éprouvé une défaillance; nous le trouvons inondé de sueur, la peau fraîche, la voix presque éteinte, dans un état de résolution musculaire complète. — Prescription : potion avec 2 grammes de tannin à prendre par cuillerée; le malade avale immédiatement sous nos yeux 1 gramme de sulfate de quinine en solution; 8 décigrammes sont donnés une heure plus tard.
Le soir amélioration notable ; on a dû changer le lit du malade en raison de l’abondance des sueurs qui diminuent cependant; la peau a repris sa température normale. On donne encore o décigrammes de sulfate de quinine.
La moiteur persiste, mais à un degré modéré et sans fièvre
(1) « Ipso blandiebar uiilii », dit Torti, en rappelant sa propre satisfaction de l’apparition d°s sueurs q ni allaient cependant transformer son accès, bénin en apparence, en fièvre pernicieuse. ( Therap . spec., lib. IV, cap. it.)
(2) Torti, Therap. spec., lib. III, cap. I, p. 380.
pendant les deux jours suivants ; dès lors amélioration progressive et soutenue ; le 18 octobre le malade peut être renvoyé en France.
8° Fièvre pernicieuse cardialgique ( gastralgique , émétique , dyspnéique, singultuanle , suspicieuse). ’
Suivant nous, cette forme comprend non-seulement les variétés de pernicieuse décriées sous les cinq appellations indiquées dans la parenthèse précédente ; mais on doit lui rapporter encore un grand nombre des pernicieuses mentionnées sous le nom de pleurétiques , et dans lesquelles le malade éprouve une douleur de côté en général trèsviolente, accompagnée de dyspnée et d’angoisse, mais ne dépendant en rien d’une phlegmasie des plèvres.
La pernicieuse cardialgique type est caractérisée par une sensation douloureuse, atroce, térébrante, au creux épigastrique ; cette sensation s’irradie le long des attaches du diaphragme, et s’accompagne d’une angoisse indicible. Comme en même temps il existe des nausées et des vomituritions, Torti, à l’exemple de ses prédécesseurs, plaçait au cardia le siège de l’affection (1).
Les douleurs, l’anxiété et l’attitude des malades rappellent parfois ce qu’on observe dans la péricardite aiguë, et surtout dans la pleurésie diaphragmatique quand elle est grave.
Je n’ai rencontré que trois cas de cette forme type, mais ils m’ont tellement frappé par l’énergie des symptômes, qu’il me semble encore en voir les sujets.
(1) « Acerrimus morsus ventriculi, cum parca ut plurimum, vel inani vomituritione. » ( T/ierap . spec ., lib. III, cap. i.)
Avant Torti, Pompeius Sacclius avait dit: « Cardialgia fébricitantes, etiam ex intermittente febre, ad cxtrenuim vitæ ducit, bile niorsu oris ventriculi cum summo dolore vires resolvente, cum perversionc corcbri et cordis, cum quibus prædictum oriflcium sununam hnbet connexioncm. » (Idem, lib. Il, cap. vin. )
SYMPTOMES
L’un a succombé, dans l’algidité, cinq heures après le début de l’accès; chez un autre, dont nous relatons l’observation, la cardialgie a duré plus de quarante-huit heures sans rémission bien appréciable.
Nous voyons encore ici combien il y a peu de rapports entre les phénomènes qui constituent la perniciosité et l’évolution régulière d’un accès fébrile; non-seulement les malades peuvent être atteints de pernicieuse cardialgique à un stade quelconque de cet accès (1), mais encore en dehors de tout accès, sans que rien, ni dans le moment d’explosion des symptômes pernicieux, ni dans leur durée, n’indique ni fièvre ni périodicité (2).
L’invasion de la douleur épigastrique est parfois tellement brusque, que le malade, réveillé subitement, s’assied dans son lit, se courbe en avant, et, s’accrochant aux couvertures, cherche à fixer, par un point d’appui, les efforts des muscles inspirateurs. L’examen physique de la poitrine révèle cependant l’intégrité des organes thoraciques : le murmure vésiculaire s’accomplit parfois par saccades, en raison de la douleur qui peut en scinder le rhythme; il est souvent faible en raison de l’impossibilité d’une large expansion de la poitrine, mais il n’offre aucun bruit anormal-.
La respiration n’est par moments qu’une succession de sanglots convulsifs, de longs gémissements entremêlés de vomituritions bilieuses peu abondantes, et de lipothymies, la physionomie est pâle, anxieuse, la peau froide, le pouls petit et fréquent, la voix aphone dans l’intervalle des sanglots, et les progrès de l’algidité peuvent entraîner la mort.
(1) « Dam adliac rigor et horrorœgrum infectât, sive ctiam duni idem æger iucipit incalescere. » (Torti, toc. cit lib. III, cap. i.)
(2) «Ægerpræ atroci dolorc perpetuo alget, atque dcliquiis frcqucntibiis, suffocationibus et vomitionibns fatigatur, sine aliqua nota febris evidenti. • (Morton.)
Obs. XVIII. — Fièvre rémittente, puis quotidienne. Accès pernicieux cardialgiquc , guérison. — Choussard, fusilier au 19e de ligne, en Italie depuis trois ans, caserné actuellement au quartier de Sainte- Agathe, entre, le 22 juillet 18G4, dans notre service de l’hôpital militaire Saint-André (n° 118).
Ce malade est atteint d’une lièvre rémittente simple qui accomplit son évolution normale; à partir du 7 août suivant, accès de lièvre quotidienne survenant régulièrement entre sept et huit heures du matin ; traitée par le sulfate de quinine, à dose quotidienne de 8 décigrammes, cette fièvre cède le 14 août. Par précaution, deux autres doses, de 5 décigrammes chacune, sont administrées le ta et le 17 août.
A la visite du 24 août, notre attention est frappée, dès notre entrée dans la salle, par les cris et l’altitude du malade. Penché en avant sur son lit, les regards fixes et anxieux, il semble respirer avec les efforts d’un homme placé dans le vide. L’inspiration est bruyante, plaintive, interrompue par des sanglots, suivie quelquefois brusquement de hoquet, et de vomituritions bilieuses. Cet état dure depuis deux heures du matin, et le malade indique énergiquement, comme siège de son mal, le creux épigastrique dont il laboure la peau avec les ongles. La face est pâle, la peau froide, le pouls petit et fréquent, il n’y a ni céphalalgie ni sensation de froid ; l’unique symptôme pour le malade, c’est la cardialgie. — Prescription : Boissons chaudes, potion éthérée, un lavement opiacé avec 2 grammes de sulfate de quinine.
Dans la même journée, les vomissements sont devenus plus fréquents, plus abondants; il y a eu deux lipothymies, et le médecin de garde a prescrit une potion d’acétate d’ammoniaque (15 grammes) qui a été constamment rendue, et des sinapismes.
Le 25 août, au moment de la visite, atténuation légère de la douleur; le malade peut s’étendre sur son lit, où nous le trouvons couché sur le côté droit, le corps incurvé en avant ; mais il y a encore des gémissements, pouls toujours faible et fréquent. — Prescription : Glace à l’intérieur, 2 grammes de sulfate de quinine dans un lavement opiacé, vésicatoire à l’épigastre.
A la contre-visite du 25, recrudescence de tous les symptômes: orthopnée très-intense; le malade saisit de chaque main son matelas pour aider ses efforts d’inspiration ; tendance syncopale. Les vomissements ont cessé, et nous pouvons faire avaler sous nos yeux ; 8 décigrammes de sulfate de quinine en solution.
Le 26 août, malade très- faible, ne répondant aux questions qu’avec peine et à voix basse ; mais il existe un soulagement considérable et G... peut rester dans le décubilus dorsal sans éprouver de gène épigastrique; ce qu’il accuse surtout, c’est de l’anéantissement;