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L. Coi. in, Fièvres

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725 malades (1), résultats si peu confirmés par ceux qu’on a depuis obtenus, on comprendra qu’on ne doive pas légèrement accorder le titre de spécifique contre les fièvres, à. un médicament expérimenté chez quelques sujets seulement, dont la guérison eût peut-être eu lieu d’elle-même dans un bref délai.

Quant au traitement des fièvres intermittentes par les sulfites, si formellement indiqués après la théorie et les expériences de Polli sur leur puissance antiseptique (voir plus haut, page 376), ils n’ont donné lieu, comme agents thérapeutiques, qu’à des résultats qui nous semblent fort contestables. M. Constantin Paul a rendu compte des effets de cette médication (2) qui, suivant Polli, aurait am°né 356 guérisons sur 437 malades atteints de fièvres de différents types; ce qui donne 81 guérisons pour 100. Les éléments de cette statistique de Polli ne nous semblent pas très-convaincants en raison du peu de renseignements donnés sur les groupes de malades traités; parmi les observateurs qui ont contribué à fournir ces éléments, ce sont ceux qui fournissent les détails les plus explicites qui ont obtenu le moins de succès de l’emploi des sulfites; tel est Pomaqui,sur 15 malades traités par cette méthode, n’aurait obtenu aucun résultatchez8 de ces malades dontl’emploi ultérieur du sulfate de quinine coupa immédiatement la fièvre.

Mentionnons enfin, comme fait étrange, le mode d’action de ce nouveau fébrifuge qui, donné avant l’accès, ne laisserait se développer que le stade de froid, période après laquelle le malade se trouverait immédiatement soulagé, échappant ainsi aux stades de chaleur et de sueur (3).

( I ) Boucliardat", Rapport sur la valeur du sulfate de cinchonine dans le traitement des fièvres intermittentes ( Bulletin de l’Academie de médecine , séance du 27 mars 1800, tome XXV, p. 453).

(2) Constantin Paul, Bulletin général de thérapeutique , tome LAIX,

(3) C. Paul, ibid.

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A ce titre, le sulfite se rapprocherait, dans son action thérapeutique, des agents dont il nous reste encore à parler. Eu effet, aux médicaments considérés comme fébrifuges proprement dits, c’est-à-dire susceptibles de guérir radicalement la fièvre, on a ajouté l’emploi d’une série de moyens, empruntés ou non à la matière médicale, ayant pour but d’agir instantanément. sur les phénomènes actuels de l’accès, soit pour les atténuer ou les supprimer par une perturbalion quelconque, soit au contraire pour en accélérer l’évolution par une influence synergique.

C’est ainsi que pendant le stade de froid on a cherché à combattre soit mécaniquement, soit médicalement, la violence du mouvement congestif qui s’accomplit vers les différents viscères.

Audouard (1) conseillait l’application de larges sinapismes surles jambes immédiatement avant l’accès; un médecin militaire belge, Yan den Broch, se loue de l’emploi préventif des pédiluves sinapisés ; sur 89 fiévreux traités à l’hôpital militaire de Mons, cet observateur aurait obtenu 60 fois la suppression de l’accès au moyen de ces pédiluves prescrits une demi-heure avant le moment du retour probable delà fièvre (2). Bailly (3) recommande la ligature des membres, fréquemment employée encore au siècle dernier, et que nous considérons pour notre compte comme un moyen à abandonner complètement (4); le môme auteur propose même d’employer concurremment une compression générale et méthodique de la cavité abdominale pour di-

(1) Audouard, Nouvelle thérapeutique des fièvres intermittentes. Paris

(2) Van den Broch, Bulletin général de thérapeutique, 1855, t. XLV1II.

(3) Bailly, foc. cit., p. 446 et suivantes.

(4) C’est une demi-heure au moins avant l’arrivée présumée de l’accèsque doivent être placées ces ligatures à la partie supérieure des bras et des cuisses; Bailly conseille de les appliquer môme, à ce moment, aux quatre

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minuer l’activité de la circulation sanguine dans cette cavité 1 Quelque rapport que puissent avoir de semblables indications avec les phénomènes apparents du stade de froid, on comprend etla difficulté de leur application, et l’influence qu’a pu avoir sur des conceptions thérapeutiques de ce genre l’hypothèse que chacun s’est faite de la cause intime du mouvement fébrile (1). .

D’autres moyens encore ont été préconisés pour maintenir, durant le stade de froid, l’activité de la circulation périphérique. D’après James Raynald Martin, les médecins anglais emploieraient fréquemment alors l’acide nitro-muriatique (eau régale) en applications externes, à titre de sinapisants (2). En France, Gondret aurait obtenu de nombreux succès par l’emploi de ventouses sèches appliquées en grand nombre, spécialement le long de la colonne vertébrale et à la nuque (3).

On a conseillé dans le même but les liniments lérében-

membres. La constriclion doit être assez forte pour déterminer le gonflement avec rougeur de ces parties (Bailly, loc. cil., p. 448); le malade pourra-t-il supporter longtemps la gêne et la douleur qui en résulteront ? le moment où l’on supprimera les ligatures ne sera-t-il pas encore bien voisin de celui eu doit revenir la fièvre? et dès lors n’y aura-t-il pas à craindre l'effet opposé A celui que l’on recherche, au moment où, affluant vers les parties centrales, le sang de la périphérie se portera brusquement aux viscères, comme il s’y porte précisément durant le stade de froid ?

(1) On sait que pour Bailly la périodicité de la fièvre est due aux alternatives de la positiou horizontale et delà position verticale, et d <s mouvements qui, suivant lui, en résultent dans la niasse sanguine; aussi était-il rationnel, avec cette doctrine, de ne pas conseiller seulement la ligature des membres et la compression de l’abdi men, mais encore le maintien du malade au lit, c’est-à-dire dans la position horizontale. (Bailly, loc. cit ., p. 453.)

(2) J. R. Martin, loc. cil., p. 200.

13) Gondret, du Traitement des fièvres intermittentes par le vide et les ventouses. Paris, 1850; et Bulletin de l’Académie de médecine, 1858, t. W, p.688.

L'emploi de ce moyen a depuis été vanté également par Haillier qui a firrne en avoir obtenu des succès constants ( Journal des connaissances med cochirurgicales, novembre, 1851), et par Martin Solon qui sur 12 cas n’a eu, lui, que deux succès.

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tliinés sur cette dernière région (1), et Max. Lallour (2), qui a pratiqué clans les pays chauds, préconise comme spécifique, même dans les formes graves, les frictions générales avec l’alcool camphré, au moment du retour des accès.

L’action de ces divers moyens peut être secondée par l’administration de boissons chaudes, diaphoniques et de certains stimulants diffusibles dont le principal est l’alcool qui a été spécialement recommandé par J. Guyot. Nous ne pensons pas que l’alcool, non plus que l’éther, administrés pendant le stade de froid, ou immédiatement avant lui, jouissent d’une action prophylactique contre le retour des accès suivants; mais il est certain que non-seulement ces médicaments peuvent abréger le cours d’un accès, en supprimer même la manifestation (3), mais encore qu’ils peuvent, chez les anciens fiévreux, obvier au collapsus et à l’adynamie qui accompagnent si fréquemment le retour des paroxysmes ; c’est donc à tort qu’on en a révoqué en doute l’efficacité (4).

Employé dans ces mêmes conditions., c’est-à-dire au début d’un accès, l’acétate d’ammoniaque nous a rendu d’incontestables services. C’est surtout contre les fièvres quartes que nous l’avons alors prescrit (5) ; chez des malades qui n’avaient obtenu aucun bénéfice du sulfate de quinine, chez lesquels la fièvre revenait depuis des semaines et des mois avec cette ténacité propre au type quarte, nous

(I) Bulletin général de thérapeutique, 184G.

(,2) Lallour, thèses de Paris, 185G.

(3) M. Hé nard a rapporté deux observations de fébricitants dont les accès turent immédiatement coupés par l’administration d’un verre de rhum au début du stade de froid. (Voir Gazette des hôpitaux, 18G1.)

(4) Lcriche ( Gazette médicale de Lt/on, I8GI, n° 4). Robert Darnes au contraire proclame l’alcool un fébrifuge d’une grande puissance, en s'appuyant, comme Binz.sur sa vertu antiseptique. ( Lancet , 19 octobre 1867.)

(5) C’est aussi contre les lièvres type rare, et il frisson généralement intense, les lièvres automnales des pays du Nord, que J. Frank conseille

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avons obtenu l’atténuation et même la disparition des paroxysmes, en faisant prendre des infusions chaudes de thé, de tilleul, de camomille, dont on commençait l’administration deux heures avant le retour présumé de l’accès, et en prescrivant simultanément quinze à vingt grammes d’acétate d’ammoniaque dans une potion ; à ces moyens nous ajoutons parfois le bain d’air chaud que le malade prend dans son lit, et dont nous préférons l’emploi à celui des bains de vapeur, conseillés aussi en pareille circonstance ; on sait que Celse employait, durant le stade de froid, les applications émollientes et les bains tièdes pour hâter l’apparition de la sueur, en même temps qu’il faisait prendre à l’intérieur de l’eau tiède aussi comme vomitif, et du poivre ou de l’ail comme diaphorétique (1). A cette même période, Trnka conseille au contraire le bain froid, et vante les bienfaits de la réaction rapide qui en est la conséquence (2).

Les préparations opiacées, administrées au début de

l’emploi des composés ammoniacaux qu’il associe alors au quinquina ( loc . cit., p. 156).

L’bydrochlorate d’ammoniaque est un remède qui est encore assez usité dans les pays du Nord, et qui paraît doué de quelques vertus, quand ou l’administre à la dose de 4 grammes et plus ; Boehmer, Kortum, Frank l’ont donné avec succès. ( Compendium de médecine pratique, t. V, p. 317.)

Aran a rapporté un certain nombre de faits d'après lesquels l’hydrochlorate d’ammoniaque jouirait d’une vertu fébrifuge beaucoup plus générale, et aurait donné les résultats les plus probants à cet égard chez des malades atteints à Paris des divers types de la fièvre intermittente. (Voir Bulletin général de thérapeutique, octobre 1851.) Sur la demande de cet observateur, Félix Jacquot essaya de son côté l’hydrochlorate d ammoniaque en Italie, le substituant au sulfate de quinine, et ces nouvelles expérimentations infirmèrent notablement les résultats obtenus par Aran. ( Bulletin de thér ., t. XL\ II, 1854.)

0) « Itaque sub expectatione proximæ acccssionis, deducendus est æger in balneum, dandaque opéra ut per tempus horroris in solio sit. Si ne balneum quidem profuit, ante accessionem allium edat, aut bibatcalidam aquam cum pipere ; siquidein ea quoque assumpta calorem movent, qui horrorem non admittit. (Celse, De medicind, lib. III, cap. xu.)

(2) Trnka, Historia fe'orium intermittentium. Vienne, 1775, p. 427.

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l'accès, auront pour effet non-seulement d’apaiser 1 excitation nerveuse, mais encore de diminuer la durée du paroxysme, en accélérant l’apparition des sueurs ; on sait toute la valeur que Lind attribuait, sous ce rapport, à l’emploi de l’opium (1) ; « il détermine d’avance, disent Antonini el Monard frères, un mouvement d’expansion contraire à celui de concentration, diminue de beaucoup la durée et l’intensité des frissons, et abrège de même la période de la chaleur, par le développement plus prompt d’une transpiration générale accompagnée d’une somnolence qui n’a rien d’inquiétant (2). » Mais encore doit-on considérer l’aclion de ce médicament comme limitée aux symptômes de l’accès actuel ; il agit surtout comme sédatif, et il serait dangereux de compter sur son action comme fébrifuge (3).

Au lieu de chercher à atténuer la congestion viscérale, pendant le stade de froid, en excitant l’activité des fonctions cutanées soit par des révulsifs, soit par des diaphoniques, des praticiens ont voulu y remédier directement au moyen de dérivations sanguines exercées sur le siège principal de cette congestion, sur la cavité abdominale. C’est ainsi que Twining recommande à ce moment du paroxysme l’application de sangsues à la région épigastrique (4) ; nous avouons qu’un semblable conseil d’un praticien qui a observé dans les régions où les accidents pernicieux sont si communs, et où parmi ces accidents domine si fréquemment l’algidité, nous semble inspiré par ce préjugé qui a si longtemps empêché le triomphe définitif du sulfate de quinine, par la croyance à l’inflammation des membranes du tube

(1) Lind, loc. cit.} t. II, p. 204.

(2) Antonini et Monard frères, Recueil des mémoires de médecine militaire, lre série, t. XXXV, p. 51.

(3) Breda, De variis opium scopo febrifugo adhibendi methodis. Lugduni Batavoruni, 1806.

(4) Twining, C/inical illustrations , etc., t. II, Traitement.

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digestif, à la gastrite en un mot; aussi sommes-nous satisfait devoir un successeur deTwining, Morehead (1 ), engager les praticiens à ne recourir à ces applications de sangsues qu’avec la plus grande réserve. A plus forte raison repousserons-nous les préceptes de Mackintosch (2), de Giacomini (3), conseillant les saignées générales durant le frisson des fièvres intermittentes (4).

Quant aux moyens à opposer àl’exaltation du mouvement fébrile, soit pendant le cours des fièvres rémittentes et continues, soit pendant le stade de chaleur des fièvres nettement périodiques, il n’en est pas qui ait la vertu de supprimer la marche de l’évolution morbide, mais plusieurs peuvent en atténuer la gravité et surtout calmer la souffrance des malades ; on verra, dans l’exposition du traitement spécial, qu’ici nous sommes loin de repousser, dans quelques cas, l’emploi des antiphlogistiques, et que nous prescrivons alors des déplétions sanguines locales, spécialement aux apophyses mastoïdes. C’est à cette période de la fièvre intermittente, et pendant le cours de la rémittente, que l’on emploiera avec la plus grande utilité les lotions froides, les fréquentes ablutions générales avec une éponge mouillée, comme le conseillent les médecins anglais, surtout quand le pouls est large, fréquent, et que la peau encore sèche est pour le malade le siège d'une sensation extrêmement pénible de cuisson et de picotements (5); on obtient ainsi une sudation plus rapide, et une diminution de la température (6).

(1) Morehead, loc. cit ,, p. 40.

(2) Mackintosch, Edinburgh med. and surg. journal, 1S27.

(3) Giacomini, Traité de thérapeutique, p. 354.

(i) « Doit-on saigner dans la période de froid? Je n’ai jamais osé le faire. J’ai lu qu’on l’avait tenté avec succès; mais je ne conseillerai jamais de le faire pour les fièvres des marais. » (Maillot, loc. cit., p. 148.)

(5) Morehead, loc. cit. , pp. 1 J 0 et 137.

(6) M. Barudel, notre collègue aux hôpitaux de Home, a obtenu également

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C’est à cette période aussi que Giannini conseille l’immersion dans l’eau froide (1), non plus seulement comme moyen sédatif, mais à titre de méthode fébrifuge et prophylactique des accès à venir ; en agissant ainsi, l’auteur italien substituait la méthode de l’immersion à celle des affusions préconisées par Gurrie comme présentant ellemême déjà une véritable action fébrifuge. — « Quelquefois, dit Gurrie, les accès ont été prévenus par des affusions pratiquées environ une heure avant l’époque présumée de leur retour, et la maladie a été complètement guérie après quatre ou cinq affusions de ce genre (2). »

Non-seulement Giannini modifia la méthode de Currie en plongeant ses malades dans un bain d’eau froide, mais il pratiqua cette immersion pendant le stade de chaleur, et des faits observés il tira les conclusions les plus favorables à celte méthode, conclusions dont nous nous bornons à rappeler les deux premières, les plus importantes :

1° L’immersion froide pratiquée pendant le stade de chaleur met immédiatement fin à l’accès.

2° La rémission a lieu non-seulement dans les accès de fièvre intermittente simple, mais encore dans ceux de fièvre pernicieuse, accompagnée d’accidents graves, tels que délire furieux, vomissements violents, convulsions, etc. (3).

dans ces cas des résultats avantageux de l’emploi des lavements d’eau froide plusieurs fois répétés par jour. (Voir Recueil des mémoires de médecine militaire, 3e série, t XI, 18G4.) Pendant la chaleur de l’état aigu, dit M. Laure, rien ne soulage autant que l’immersion dans l’eau tiède, et le froid sur le front. Le bain fait cesser l'éréthisme nerveux, et soustrait le calorique en excès, il prévient les engorgements locaux en facilitant la détente et l’expansion des humeurs. (Laure, Considérations pratiques sur les maladies de la Guyane, p. 18.)

(1) Giannini, de la Nature des fièvres, 1. 1, p. Vt.

(2) Currie, Medical reports on tlie effects of water cold and lonrm. 1805, t. I, p. 39 ; et L. Fleury, Traité pratique raisonné d'hydrothérapie. Paris, 1856, p. 48.

(3) Giannini, loc. cil., et Fleury, loc. cil., p. 50.

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L'expérience est loin d'avoir conürmé tout ce qu’on pouvait espérer des résultats annoncés d’une manière si absolue par Giannini.

Aujourd’hui le praticien qui s’est occupé avec le plus de succès de l’application de l’hydrothérapie aux fièvres intermittentes, M. Fleury, en prescrit l’emploi non pas durant le stade de chaleur, mais pendant l’apyrétie, et en particulier quelques instants avant le retour présumé de l’accès (i).

Par cette méthode, M. Fleury a obtenu des succès incontestables, mais nous nous demandons si, employée dans les pays à fièvres, elle aurait pu fournir des résultats assez constants, pour consacrer ceux que l’auteur a recueillis à l’établissement hydrothérapique de Bellevue, et qu’il a résumés dans la proposition suivante :

Dans le traitement de la fièvre intermittente, récente, simple, périodique, avec ou sans engorgement de la rate, les douches froides peuvent être substituées au sulfate de quinine (2).

Mentionnerons-nous ces cures populaires des accès, consistant dans des écarts de régime ? Les vieux soldats recourent fréquemment à l’emploi des spiritueux ; en Souabe, dit Griesinger (3), les fébricitants chassent pour ainsi dire leurs fièvres en prenant une grande quantité d’une bouillie très-lourde, ou de pommes de terre. « Lorsqu’on voit que les remèdes les plus différents ont été prescrits, l’émétique et le café, les ventouses et les liniments térébenthinés, l’écorce de chêne et les toiles d’arai-

(1) Le traitement a consisté exclusivement eu douches froides administrées une heure ou une demi-heure avant le retour présumé de l’accès, et quelquefois pendant les jours d’apyrétie.

Les malades ont reçu simultanément une douche en pluie générale, et une forte douche locale, de trois centimètres de diamètre, dirigée sur la région splénique. (Fleury, loc. cit., p . 4 1 G . )

(2) Fleury, loc. cit., p. 431.

(3) Griesinger, loc. cit.. p. 87.

gnée, l’eau froide et l’eau chaude, une diète sévère et un régime tout opposé, lorsqu’on voit enfin comment de simples influences ont amené arbitrairement des modifications dans le développement des accès, sans que leur action s’exerçât pour cela sur le processus fondamental, on s’expliquera facilement comment tant de remèdes différents ont été recommandés, comment ils n’ont fait que passer (1). »

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