‹ Traité des fièvres palustresChapitre 105 sur 166 · De 4 à · texte numérisé non relu

De 4 à

de soixante ans qui présentait sur différents points du corps» au moment de son entrée à l'hôpital, des ecchymoses cutanées à peu près circulaires, de 3 à 5 centimètres de diamètre, de couleur vineuse et sans empâtement sous-jacent. Un mois après l'entrée à l'hôpital, le malade fut pris subitement d'attaques épi-

leptiformes, suivies de stupeur, de parésie du membre supérieur

droit et de paralysie des lèvres.

«Les ecchymoses cutanées se prononcent en certains points et les accès de fièvre reparaissent. Le 22 mars, à la suite d’un traitement approprié, l'état général s'est relevé, les phénomènes paralytiques ont disparu et l'aspect des ecchymoses cutanées s'est notablement modifié; les unes ont été résorbées, d’autres se sont, pour ainsi dire, parcheminées; on trouve à leur niveau la peau épaissie et bleuâtre, sans traces d’inflammation ; une de ces plaques parcheminées occupe le relief de la lèvre inférieure ; enfin au bras gauche, deux d’entre elles se sont transformées en eschares gangréneuses sèches situées l’une au-dessus de l’autre, au-dessous de la région olécränienne; la plus grande a trois centimètres de diamètre; elles sont sur le point de se détacher. » (Moty, De la gangrène dans les fièvres intermittentes. Gazette des hôpitaux, 1874, p. 372.) Le malade guérit.

M. Moty attribue ces gangrènes multiples à des infarctus formés par des leucocytes mélanifères; les éléments parasitaires qui existent dans le sang des paludiques se prêtent encore mieux à ce rôle, et s’il ya lieu de s'étonner de quelque chose, c’est qu’ils ne déterminent pas plus souvent des oblitérations vasculaires.

Je ne m'occupe pas ici des gangrènes qui se rattachent au diabète,je dirai plus loin quelques mots des rapports du diabète avec le paludisme,

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