‹ Traité des fièvres palustresChapitre 12 sur 166 · FER · texte numérisé non relu

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V6 ÉTIOLOGIE

même des pays très favorables en apparence au développe-

ment de l’'endémie palustre peuvent en être complètement

indemnes si le germe du paludisme n’y existe pas. J'ai dit plus haut que les fièvres palustres avaient épargné

pendant longtemps les îles Maurice et de la Réunion ; il est

très probable que le germe du paludisme à été transporté dans ces îles de 1867 à 1869 avec des plantes provenant de

Mayotte ou de Madagascar, îles dans lesquelles l’endémie

palustre a, comme on sait, une très grande intensité, ou detoute autre manière.

Il existe encore en Océanie des terres vierges du paludisme, bien que les conditions de climat et de terrain soient en apparence très favorables au développement de l’endémie. En Australie, à Taïti, à la Nouvelle-Calédonie, les fièvres palustres sont très rares ; à la Nouvelle-Calédonie on trouve cependant, dit Dutroulau, des marais qui présentent tous les caractères objectifs des marais fébrigènes. Boudin a insisté le premier sur ce fait très remarquable qu'on rencontre sous les tropiques comme ailleurs des marais non fébrigènes.

L'influence de l'altitude n’est pas douteuse, elle se confonddu reste en partie avec celle qui doit être attribuée à la chaleur et l'humidité constante du sol ; sur les montagnes, sur les hauts plateaux, la température est plus basse que dans les plaines les eaux ont un écoulement facile et rapide et forment rarement des marécages. L'expérience a appris depuis longtemps aux populations des pays palustres cetle influence heureuse de l'altitude ; l'Arabe et l'habitant de la campagne Romaine fuient la plaine pour la montagne pendant la saison des fièvres. Le

même mot arabe qui signifie fièvre veut dire aussi plaine (L'emma).

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