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“i 4 MILIEUX PALUSTRES |
Aux Indes, les Anglais ont établi sur les hauts plateaux des
stations sanitaires (sanatoria) dont les habitants sont à l'abri
des atteintes du paludisme; à la Guadeloupe, nous avons un établissement analogue, et, malgré sa faible élévation au-dessus de la mer, /e Camp Jacob jouit d'une salubrité parfaite, (Dutroulau.) Au Mexique, les fièvres palustres, qui sont très communes et très graves sur les côtes, disparaissent à mesure qu'on s'élève sur les hauts plateaux, et, bien que Mexico soit entouré de lacs et de marais, bien que la température moyenne soit assez élevée, l'endémie palustre n’a plus à ces hauteurs que très peu d'importance.
L'allitude qui suffit à mettre à l'abri des fièvres est souvent peu considérable, si bien que dans une même localité on peut trouver à quelques centaines de mètres les unes des autres des zônes fébrifères et des zônes salubres.
La ville de Constantine est construite à 600 mètres environ d'altitude sur un énorme rocher ; à 130 mètres environ audessous se trouve la vallée du Rummel; les personnes qui habitent Constantine ne prennent presque jamais la fièvre palustre, au contraire, parmi celles qui habitent dans la vallée, très peu échappent au paludisme, et aux portes mêmes de Constantine, au Bardo, on observe les fièvres palustres sous leurs formes les plus graves.
De même à Bône : les habitants de la ville haute construite sur les collines qui bordent la mer, sont à l'abri du paludisme, tandis que ceux de la ville basse lui payent aujourd’hui encore un lourd tribut, malgré les travaux d'assainissement qui ont été effectués et qui ont produit déjà d'excellents résultats.
On a dit que les vents transportaient les germes du paludisme d’une localité dans une localité voisine, nous venons de
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ri ÉTIOLOGIE
voir que dans une même ville on pouvait trouver des foyers intenses du paludisme et des quartiers qui en étaient presque complètement indemnes ; ilfaut done admettre que le transport par l'air de l'agent morbide qui donne lieu aux accidents du paludisme est tout au moins difficile, car il existe des échanges continuels entre les atmosphères des différents points d’une même localité. Une autre preuve de la difficulté de ce transport par l'air est fournie par ce fait bien connu et signalé déjà par Pringle, que sur les côtes les plus insalubres, les marins sont à l'abri du paludisme dans leurs vaisseaux.
Des pluies abondantes, en augmentant l'humidité du sol, favorisent le développement du paludisme. On a remarque depuis longtemps en Algérie que dans les années pluvieuses lendémie palustre prenait une grande importance et qu'au contraire les fièvres palustres étaient relativement assez rares dans les années de sécheresse; les premières pluies d’automne donnent lieu presque toujours en Algérie à une recrudescence des fièvres. Dans le désert et dans les oasis du Sahara le paludisme est beaucoup moins redoutable que sur le littoral de l'Algérie.
Le paludisme aime les campagnes incultes, les pays peu peuplés ou dévastés par la guerre et l'invasion, il recule au contraire presque toujours devant l’homme et devant la civilisation. Ce fait a même servi de base à M. L. Colin pour édifier une théorie nouvelle des fièvres palustres. D’après M. L. Colin, la puissance végétative du sol, lorsqu'elle n’est pas utilisée par la culture, serait la cause principale du paludisme.
Dans son Traité des maladies épidémiques, M. le professeur L. Colin formule ainsi qu’il suit sa théorie de l'intoxication tellurique : « Lorsqu'un sol, qui, grâce à la nature de ses élé.
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