CHAPITRE VII
MALADIES PALUSTRES. — LA CULTURE DE CES MICROBES EN DEHORS DE L'ORGANISME HUMAIN N’EST PAS NÉCESSAIRE POUR QU'ON PUISSE AFFIRMER LEUR RÔLE PATHOLOGIQUE. — LES MICROBES DU PALUDISME EXISTENT DANS L'EAU ET DANS LA VASE DES MARAIS, ILS PARAISSENT S'INTRODUIRE LE PLUS SOUVENT DANS L'ÉCONOMIE AVEC L'EAU SERVANT A LA BOISSON. — PATHOGÉNIE DES DIFFÉRENTES MANIFES- TATIONS CLINIQUES DU PALUDISME. — CAUSES DE L’INTERMITTENCE DES ACCIDENTS CÉRÉBRAUX. — FPHLEGMASIES SECONDAIRES. — RÉCGIDIVES.
Les propositions suivantes ont été établies dans les chapitres précédents, je me contenterai de les rappeler ici sans y insister davantage :
1° Les conditions favorables au développement de l’endémie palustre sont exactement les mêmes que celles qui président à la germination des plantes et à l’éclosion des infusoires, aussi l'hypothèse de la nature parasitaire du paludisme s’imposait, pour ainsi dire. Cette hypothèse a été émise depuis longtemps, mais jusqu'ici les recherches faites dans le but de découvrir le
parasite du paludisme n'avaient abouti à dé bu EX
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fins et transparents. Le plus souvent, ces micrabes n'existent M dans le sang qu'à l'état d'enkystement, et c'est dans l'intérieur » Le ü cDrps Kkystiques qu'on trouve le pigment dont la dun a, | dans le sang des paludiques a été signalée depuis lo R ri dont la distribution dans les différents QFpaRes a du sm sx D étudiée par Frerichs. | À PE ; 3° La relation qui existe entre la mélétérse et les mirshrs que j ‘ai décrits est évidente ; les leucocytes mélanif es s'emparent des débris des corps kystiques et du pigment inelus où 1008 mis en liberté par la désorganisation de ces kystes. pes 4% 5 EN 3 4 L'anatomie pathologique démontre qu’on trouve toujours dés É! Gans le sang des individus morts de paludisme, principalement é dans les petits vaisseaux de la rate,des éléments pigmentés, qui sont absolument caractéristiques du paludisme, et qui ne sont autres que des éléments parasitaires plus ou moins déformés. En pratiquant l'autopsie quelques heures seulement après la 7 mort, on retrouve ces éléments avec les formes di de Sa | qu'ils ont dans le sang pris sur le vivant. NE 5o L’abondance des éléments parasitaires du sang et des éléments pigmentés qui en dérivent, est, en général, en rapport d' 4 direct avec la gravité des accidents; chez les malades atteints ut cé d'accès pernicieux, le sang renferme presque toujours des. @E
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éléments pigmentés en grand nombre. Chez les individus qui succombent à quelque complication survenue dans le cours d'une fièvre intermittente simple, les éléments pigméntés sont rares Ci ne se rencontrent guère que dans la rate et dans le foie: au contraire, chez les sujets morts de fièvre pernicieuse, les éléments pigmentés existent en très grand nombre dans la rate, le foie, la moelle des os et la substance grise des centres nerveux, si bien que ces parties prennent une teinte brune qui a attiré depuis longtemps l'attention des observateurs.
6° Chez les malades atteints de fièvre intermittente, c'est at début des accès qu’on trouve les éléments parasitaires en plus grand nombre dans le sang et sous leurs formes les plus caractéristiques : lorsque le microscope révèle dans le sang d’un malade la présence des microbes à l’état parfait (filaments mobiles libres), on peut prédire presque à coup sûr que ce malade aura très prochainement un accès de fièvre, alors même qu'il n'existe encore aucun troubleapparent et quela température estnormale. 7 Les microbes et les Corps kystiques pigmentés que j'ai trouvés dans le sang des paludiques, ne se rencontrent jamais chez les malades atteints d’autres affections, si bien que la présence d'un seul de ces éléments dans le sang suffit pour assurer le diagnostic du paludisme.
8° Les éléments parasitaires disparaissent rapidement du sang lorsque les paludiques sont soumis à la médication quinique : on peut s'assurer directement qu'au contact d’une solution, même très faible, d’un sel de quinine, les microbes prennent leurs formes cadavériques. Le sulfate de quinine, qui tue rapidement les parasites arrivés à l’état adulte, a probablement beaucoup moins d'action sur les corps Kystiques, ce qui expliquerait la fréquence des récidives de fièvre intermittente,
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