ROLE DES MICROBES
9° Les parasites observés à Constantine dans le sang de nombreux malades qui avaient contracté la fièvre sur les points les plus variés de l'Algérie ou de la Tunisie, chez des fébricitants venant de France ou de Corse,ont été retrouvés à Rome dans le
sang des fébricitants de la campagne Romaine. Enfin les recherches de M. le D' Richard ont confirmé de tous points les faits que j'avais annoncés. « Aujourd'hui, ï 4 une année de recherches, écrit M. le D' Richard, nous demeurons fermement convaincu que M. Laveran est dans le vrai et que le microbe réel de l’impaludisme a été découvert par fui. » (Revue des cours scientifiques, 1883, p. 114.)
10° J'ai montré enfin (chapitre 11) que les microbes du palu= disme ne pouvaient être confondus, ni avec les éléments normaux du sang plus où moins altérés, ni avec les bacilli de M. Tommasi-Crudeli, ni avec les bactéries qui se trouvent presque toujours dans l'air, qu'il s'agissait en un mot de microbes spéciaux très biencaractérisés.
On à objecté que les microbes trouvés par moi dansle sang des paludiques, n'avaient pas été cultivés en dehors de l'économie et que je n'avais pas réussi à reproduire les accidents du paludisme par l'inoculation.
Lorsqu'on rencontre dans le sang En malade des bactéries * analogues à celles qui existent à l'état normal dans le milieu extérieur ou dans les liquides en putréfaction, il est assurément indispensable, avant de pouvoir conclure que ces microbes sont la cause de la maladie, de fournir la preuve de leur action spécifique, de démontrer par la culture et par l’inoculation des liquides de culture à l'homme ou aux animaux qu’ils sont capables de reproduire telle ou telle maladie, Maïs on conviendra, je l'espère,
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