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452 “où PATHOGÉNIE
que les conditions sont ici différentes ; nous sommes en présence de microbes très bien caractérisés au point de vue morphologique, qu'on ne peut pas confondre avec les espèces vulgaires ; ces microbes sont du reste absolument spéciaux au paludisme, et leur présence dans les capillaires sanguins se lie intimement
aux altérations pathologiques les plus constantes du paludisme. |
Les parasites qui se rencontrent dans le sang des malades atteints de fièvre intermittente sont aussi caractéristiques du paludisme que la trichine l’est de latrichinose, ou les filaires du sang de la filariose. A-t-on attendu pour admettre au rang des maladies parasitaires, la trichinose et la filariose, que l’on eût cultivé les trichines et les filaires en dehors de l'organisme ?
Les belles recherches de M. Pasteur sur le charbon et sur le choléra des poules, ont mis en honneur la méthode des cultures, et il semble aujourd’hui, à lire certains auteurs, que toutes les maladies doivent se plier à ce mode d’expérimentation.
Avant d'exiger qu'on applique toujours cette méthode, il faudrait prouver que tous les agents morbigènes de nature animée se comportent comme les microbes du charbon ou du choléra des poules ; or, c'est précisément le contraire qui est démontré: la trichinose, la filariose, les cachexies produites par les échinocoques ou les cysticerques sont-elles susceptibles d’être étudiées par la méthode des cultures? Il suffit de poser cette question pour la résoudre.
MM. Du Cazal et Zuber me paraissent avoir été bien sévèbes, pour ne pas dire bien injustes, envers la méthode d'observation, lorsqu'ils ont écrit récemment qu’elle ne pouvait donner ici que des résultats approæimatifs. (Revue des seiences médicales, t. XVILL, p. 722.) |