‹ Traité des fièvres palustresChapitre 128 sur 166 · A ROLE DES MICROBES · texte numérisé non relu

A ROLE DES MICROBES

La méthode d'observation a fait ses preuves ; c'est à elle que.

nous devons la découverte de tous les parasites de l’homme et elle n'a rien à envier à la méthode expérimentale.

L'existence de trichines dans les muscles, de filaires dans le sang, suffit à démontrer la nature parasitaire de Ja trichinose et de l’hématochylurie? De même la présence des microbes que j'ai trouvés dans le sang des paludiques, suffit pour démontrer la nature parasitaire du paludisme ; ces microbes sont en effet aussi caractéristiques du paludisme que la trichine l'est de la trichinose, et la filaire du sang de la fiariose. | |

Il seraitintéressant, j'en conviens, de reproduireles accidents du paludisme chez un homme ou chez un animal en lui inoculant des microbes pris dans le sang d’un malade atteint de fièvre palustre; je suis persuadé que l'expérience réussirait chez l’homme sielle était faite dans de bonnes conditions, mais ces conditions sont, comme on va voir, difficiles à réaliser. Après avoir constaté l'existence des microbes dans le sang

d’un paludique, il faudrait recueillir du sang chez ce malade,

et l'injecter immédiatement dans les veines d’un individu sain, vivant en dehors des milieux où règne la malaria et ne pou-

oh être soupçonné par conséquent d'être sous le coup

du paludisme au moment de l'inoculation.

Dénuder une veine chez un individu sain, y placer une canule et injecter par cette canule du sang provenant d'un malade atteint de fière palustre, faire en un mot une transfusion du sang, cela constitue une opération très sérieuse dont je n'ai jamais voulu prendre la responsabilité, si désireux que je fusse de connaître le résultat d’une pareille expérience.

On peut, ilest vrai,expérimenter sur les animaux ; malheureu-

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