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sement on ne connaît aucune espèce animale qui soit sujelte au paludisme. (Voyez chapitre 1, p. 20.)
Arrivera-t-on à produire chez certains animaux un paludisme expérimental? Peut-être; mais on n’y a pas réussi jusqu'ici ; les expériences de M. Tommasi-Crudeli sont bien peu probantes, et sans craindre d'être taxé d'exigence, on peut réclamer de nouvelles preuves de l’inoculabilité du paludisme au cobaye, au lapin etau chien.
J'ai fait sur des lapins quelques expériences qui ne m'ont donné que desrésultats négatifs. Aprèsavoir constaté l'existence des microbes dans le sang d’un paludique, je recueillais du sang de ce malade à l’aide d’une ventouse scarifiée et je l'injectais dans les veines des lapins. Les lapins en expérience n'ont jamais présenté de troubles morbides, et à l’autopsie je n’ai jamais trouvé dans la rate, ni dans le foie, les éléments pigmentés caractéristiques du paludisme. Je crois inutile de donner la relation détaillée d’expériences qui ont toujours été négatives
M. le D: Richard a inoculé sans résultat à un singe du sang
provenant d'un paludique et renfermant les microbes que j'ai désignés sous le nom de filaments mobiles; il est vrai que le sang avait été injecté dans le tissu conjonctif et non dans les veines, c’est à dire dans des conditions très peu favorables au succès de l’opération. Les singes vivent dans des vallées très insalubres et ne paraissent pas être sujets au paludisme.
J'ai dit plus haut que j'avais essayé sans succès de répéter les expériences de Ceci et que je n’avais pas réussi à provoquer
le paludisme chez les lapins, en leur injectant dans les veines
de l’eau recueillie dans les marécages les plus notoirement nsalubres (chapitre 1, p. 52).
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