‹ Traité des fièvres palustresChapitre 136 sur 166 · PP ER · texte numérisé non relu

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On a accusé les variations atmosphériques du nycthémère (Roche); on a dit que chaque accès correspondait à l'absorption d'une nouvelle quantiié de miasmes, théorie évidemment erronée, puisque la fièvre intermittente persiste souvent alors que les malades se sont éloignés des foyers palustres.

Bailly pensait que la position verticale succédant le matin à la position horizontale gardée pendant la nuit, pouvait provoquer l’apparition des accès ; on se lève tous les matins, et cette explication, très médiocre pour la quotidienne, est tout à fai mauvaise quand il s’agit de la tierce ou de la quarte.

La théorie qui fait intervenir les variations nycthémérales de température est passible de la même objection. Si le refroidistement nocturne prépare l’accès, pourquoi chez certains malades les effets de ce refroidissement ne se font-ils sentir que ous les deux jours ou tous les trois jours ? Une fièvre intermittente contractée dans un pays chaud, se reproduit souvent avec ce Caractère alors que le malade est transporté dans un pays tempéré ou froid.

D'après Durand de Lunel, le miasme s accumule dans la rate pendant la nuit,et le matin ilest versé dans la circulation générale, d’où l'accès de fièvre; Durand de Lunel dit avoir constaté sur un grand nombre de paludiques que la rate était augmentée de volume le matin. (Gazette médicale de Paris 1849, et Traité dogmatique et pratique des fièvres intermittentes, Paris, 1862.)

On est exposé ici à prendre l'effet pour la cause; les accès se produisant le matin et s'accompagnant d'une tuméfaction de la rate, il est naturel que l’hypersplénie soit plus considérable le matin que le soir; le fait lui-même sur lequel repose cette théorie, c’est-à-dire les variations nycthémérales du volume de

la rate, ne me paraît pas suffisamment établi; ces variations

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