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# à. $ MODE hs D LA QUININE 489
quina aux procédés d'analyse que Sértuerner avait appliqués à LE À
l'opium, découvrirent la quinine, comme celui-ci avait découvert la morphine (1).
Les auteurs sont d'accord depuis longtemps pour reconnaître que le quinquina et les sels de quinine ont le pouvoir de guérir les accidents du paludisme, les fièvres palustres ont même été désignées souvent sous le nom de fièvres à quinquina.
Comment le quinquina etles sels de quinineguérissent-ils les fièvres palustres ? C’est ici que les divergences commencent.
Il résulte des recherches de Favier (Thèse, Montpellier, 1848), de Briquet (Traité thérapeutique du quinquina), de Kerner (P fluger’s archio., 1870), de Liehermeister, que le sulfate de quinine abaisse la température du corps chez l'homme sain et plus encore chez le fébricitant ; mais il est trop évident qu'il n'y a aucune comparaison à faire entre l’abaissement de température qu'on obtient difficilement (et que je n'ai jamais obtenu pour ma part) chez un malade atteint de fièvre typhoïde en lui administrant du sulfate de quinine, et la disparition si merveilleuse de la fièvre et des accidents pernicieux qu'on observe dans les mêmes conditions chez les paludiques.
Les sels de quinine ne figurent parmi les antipyrétiques généraux qu'après les émissions sanguines, les bains froids, ia digitale, le salycilate de soude et plusieurs autres médicaments ; dans le traitement du paludisme, aucune médication ne
(1) Trousseau et Pidoux, Trailé de thérapeutique, 8° édition, Paris, 1869, t. II, p. 483. — Bouchardat, Manuel de matière médicale, 4° édilion, Paris, 1865, t. II, p. 338. — Briquet, Traité thérapeutique du quinquina, Paris, 1855. — L. Colin, Etude sur les sels de quinine. Bulletin de
thérapeutique, 4872. — Dujardin-Beaumetz, Lecons de clinique thérapeutique, t. IL, p. 695.
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